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| Psychothérapie européenne de crise pour traiter le cas du racketteur compulsif Donald T. |
Douze mois se sont écoulés et voilà que le chapiteau du cirque Trump tourne toujours à plein régime. Les enfants jusqu'à présent riaient sur les pitreries du clown Ronald issu de la chaîne de restaurants fast food Mc Donald. Quant aux adultes, ils doivent se farcir l' auguste clown Donald qui enchaîne ses numéros sans répit et surtout sans comprendre s'il faut en rire ou pleurer. Sur ce point, il faut reconnaître que Donald Trump est une bête de foire dans ses interactions psychosociales qui n'est comparable à aucun autre tribun contemporain. Sa capacité à user et abuser de son temps de parole pour embrouiller l'esprit de ses auditeurs et les hypnotiser est assez phénoménale puisque, malgré toutes les casseroles qui lui collaient aux pieds, il est parvenu à se faire réélire. On relèvera en particulier sa propension à une forme de logorrhée verbale suffisamment habile pour ne jamais renseigner ou instruire son auditoire, mais au contraire, le distraire, le divertir ou le sidérer par des allégations fantaisistes et mensongères ou des anecdotes sans queue ni tête, pour éviter de devoir rendre des comptes sur ses décisions ou actions. Tout en sachant que si les choses tournent mal, ce n'est jamais de sa faute, mais celle des autres, ce qui est caractéristique du paranoïaque/narcissique dont les intentions affichées publiquement sont toujours ambiguës, n'hésitant pas à flatter, intimider et humilier ses interlocuteurs en public ou à se victimiser lorsque la situation se retourne en sa défaveur. On a d'abord eu droit à la tentative d' annexion du Canada comme pouvant être le cinquante-et-unième État des USA. Puis, ce fut au tour du Panama et de son canal. Mais, la pique la plus agressive à l'égard de l'UE et de son pays membre le Danemark s'est manifestée en déclarant que le Groenland devait coûte que coûte appartenir aux États-Unis d'Amérique parce que cette île aux confins du Pôle Nord serait soi-disant menacée par la Russie et la Chine. À part l'électorat MAGA dont le QI moyen est proche de celui d'une huitre et dont la sagacité à choisir ses représentants est aussi subtile qu'un match de catch, qui en Europe peut encore croire à de tels boniments, comme celui de concurrencer l' ONU par un soi-disant Conseil de la Paix avec un prix du ticket d'entrée que le Roi de l'esbroufe a fixé à un milliard de dollars cash ?
Lorsqu'on connaît le fanfaron, on devine que la seule chose qui l'intéresse ce sont les ressources naturelles du Groenland qui, aujourd'hui et pour peu de temps encore, est quasi désertique, mais demain suscitera toutes les convoitises. Pourquoi ? Pour le même argument auquel eut recours le Viking Erik le Rouge au dixième siècle pour inciter les Islandais à coloniser l'île, à savoir faire croire qu'elle était verdoyante en la baptisant Greenland. Or, ce qui jadis s'est avéré être exagéré, ne le sera plus dans quelques décennies pour la simple et bonne raison scientifique que l'auguste Donald connaît parfaitement, mais qu'il s'efforce laborieusement de nier publiquement: Le réchauffement climatique. À cause des gaz à effets de serre qui, plus que jamais, continuent de se propager dans l'atmosphère terrestre, et dont Trump est aujourd'hui le principal responsable politique (sauf à prouver que son discernement soit altéré, mais y a t-il seulement un médecin dans l'assistance ?), il sait pertinemment que la glaciation permanente du territoire groenlandais va inexorablement prendre fin, ce qui d'un point de vue strictement foncier va contribuer à valoriser son sol puisque les possibilités d'extraction et d'exploitation seront grandement facilitées. Au fond, en promoteur immobilier averti qu'il est, Donald Trump, par ses choix politiques d'acquérir et donc d'investir au Groenland, montre implicitement à la face du monde que, contrairement à ce qu'il prétend, non seulement il croit au réchauffement climatique comme le premier des écologistes radicaux venus, mais surtout qu'il veut être, lui et son clan, le premier conquérant à tirer profit de ces richesses minières considérables situées dans les latitudes les plus septentrionales de notre globe terrestre, à l'image de ces Forty-Niners qui participèrent à la Ruée vers l'or en Californie au dix-neuvième siècle. Sacré Donald : Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! Au fond et à moins d'être nul en psychologie, les déclarations de Trump sont d'une prévisibilité affligeante et surtout harassante, dès lors que vous savez calculer le personnage et avez compris que ses réelles motivations sont toujours les mêmes. À partir de la devise américaine du dollar (lire l'article: In God We Trust), "God" s'est enrichi d'une lettre et, au passage, s'est adjoint les divinités d' Arès ou Mars. Et derrière ses rêves d'argent, ce sont évidemment des rêves de puissance qui se profilent à l'horizon. Mais, pas sûr que sur ce coup-là, le Pentagone le soutienne. Car, pour calmer sa frustration de prédateur vis-à-vis du refus danois et européen, Trump n'a rien trouvé de mieux que de répliquer par de nouvelles taxes douanières, soit de faire chanter les Européens tant qu'il n'obtiendrait pas satisfaction sur l'acquisition foncière du Groenland, ce qui le place publiquement dans une position de Chef d'État faisant un usage délibéré de l'extorsion et donc d'une forme de racket mafieux pour parvenir à ses fins et dont le degré d'enrichissement personnel doit se mesurer à l'aune de sa farouche détermination. Quel spectacle plus déplorable et pathétique cet homme qui est réputé être le plus puissant du monde peut-il encore donner à voir sur le genre humain ? (lire l'article: Des prix Nobel de la vulgarité au racket du siècle...?)




