15 février 2026

[Flash] Fonds climat : Duel entre visionnaires et petits comptables

Abrogation par Trump de l'Endangerment Finding qui obligeait l'industrie à réduire le CO2 aux USA
Abrogation par Trump de l'Endangerment Finding
qui obligeait l'industrie à réduire le CO2 aux USA

Comme de coutume, les Suisses sont appelés aux urnes le 8 mars prochain pour approuver ou refuser une initiative populaire qui souhaite attribuer annuellement entre 0,5 et 1% du PIB pour la mise en œuvre d'une politique climatique globale qui mettrait l'accent sur des projets visant à accélérer notre transition des énergies fossiles vers les renouvelables (photovoltaïque, éolien, hydraulique, mais également toutes les déclinaisons de pompes à chaleur fonctionnant avec le sol, l'eau et l'atmosphère). Ce fonds servirait aussi à prévenir les catastrophes naturelles ou indemniser leurs victimes, ce qui ne manquera pas de se produire dans un pays où le relief montagneux représente 60% de la superficie totale du territoire. On peut s'en convaincre aisément avec le phénomène répétitif des laves torrentielles ou encore la menace d'ensevelissement de villages entiers comme à Blatten (VS) ou Brientz (GR) en 2025. Certains esprits chagrins penseront évidemment que tout cet argent ne servira pas à grand chose, puisque comme tout le monde le sait, la répartition du dioxyde de carbone dans l'atmosphère dont l'augmentation est la cause directe du réchauffement climatique, et qui dépend de la consommation mondiale d'énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), ne connaît évidemment pas de frontières. Et que si l'on doit cohabiter et pour longtemps d'un point de vue planétaire avec des pays et régimes politiques qui se fichent éperdument du réchauffement climatique, on ne voit en quoi nos efforts en matière d'énergies renouvelables changeront en quoi que ce soit le fait indubitable que rien n'empêchera l'atmosphère terrestre de s'élever à des températures cataclysmiques, et peut-être bien au-delà de la moyenne pessimiste des cinq degrés estimé par le GIEC. Pour s'en convaincre, il suffit de traverser l'Atlantique pour constater que la première puissance militaire et économique mondiale dirigée par un certain Donald Trump a formellement décrété le 12 février dernier d'enlever tout pouvoir à l'Agence de protection de l'environnement (ECA) d'adopter des mesures visant à réduire la consommation des énergies fossiles, au motif fallacieux que le réchauffement climatique constaté par le GIEC serait une gigantesque anarque. Et contrairement à ce que certains pourraient penser, cette décision n'est pas celle d'un fou au sens psychiatrique du terme, mais celle d'un homme qui a décidé, tant qu'à faire puisqu'une foule d'inconscients lui en ont donné le pouvoir, de se comporter en prévaricateur, de s'enrichir, lui et son clan, et de renvoyer comme de bien entendu l'ascenseur à ses soutiens qui ne sont autres que le puissant club des compagnies pétrolières et gazières qui ne veulent surtout voir leurs rentes carbones baissées, dussent-elles pour ce faire sacrifier la planète Terre et le genre humain.


C'est vous dire si nos esprits chagrins de tout à l'heure ont bien raison de penser que le fonds climat qui nous est proposé en Suisse ne changera rien à cette destinée funeste. Mais, à y regarder de plus près, en sommes-nous vraiment sûrs ? S'il est vrai qu'à l'aune de l'augmentation des températures les catastrophes naturelles vont se multiplier, il y a néanmoins dans la votation proposée sur la création d'un fonds climat un argument essentiel et central qu'on aurait tort de sous-estimer, mais malheureusement trop peu développé lors du débat ci-dessus et qui aurait dû faire mouche auprès de ses opposants de la droite, comme du centre (à moins qu'ils ne soient aussi empêtrés dans des conflits d'intérêts comme pour nos primes d'assurance-maladie les plus chères au monde) : C'est le constat accablant de notre dépendance aux énergies fossiles qui en Suisse, en dépit de nos barrages hydrauliques, restent trop élevées en se situant encore aujourd'hui à 55% du total de l'énergie consommée. Et c'est précisément en accélérant, a contrario de ce que fait Trump, notre transition définitive vers les énergies renouvelables, que nous pouvons renforcer notre indépendance énergétique vis-à-vis de pays comme les USA et de leurs dirigeants que l'on doit qualifier désormais d'écocidaires. Et, ce n'est pas tant les émissions de gaz à effet de serre (GES) qu'il nous faut réduire d'un point de vue mondial, car trop peu responsabilisant, imprécis et exposé à toute sorte de manipulations comptables (transactions financières sur les droits de polluer, compensations carbones théoriques invérifiables, escroquerie à la TVA, etc.), mais bien plutôt la baisse parfaitement quantifiable de notre dépendance aux énergies fossiles que chaque pays peut se fixer en terme d'objectif concret à court, moyen et long terme. C'est cette orientation qu'ont pris désormais certains pays comme le Danemark, le Costa-Rica, la France, l'Irlande et le Portugal au travers de l'Alliance BOGA et qui permet de créer un cercle vertueux susceptible de stabiliser le climat. Le jour où la Suisse, comme d'autres pays éco-responsables, aura une dépendance aux énergies fossiles inférieures à 20 %, alors les rapports de force d'un point de vue géopolitique ne seront plus les mêmes. L'arrogance d'aujourd'hui fera place au respect et le pouvoir et la honte changeront de camps. Encore faut-il prendre une certaine hauteur, devenir visionnaire et s'en donner résolument les moyens. Et, face aux enjeux et périls qui nous menacent, cessons d'ergoter sur des arguments bureaucratiques et comptables dont le peuple souverain n'a que faire !

P.-S.: Ci-dessus, extraits de l'émission Infrarouge du 28 janvier 2026 de bonne tenue, produite par la RTS et qu'on ne souhaite évidemment pas voir disparaître pour celles et ceux qui sont attachés à la qualité, l'objectivité et l'indépendance de médias comme la SSR qui, faut-il le rappeler, contribue grandement à la cohésion sociale du pays et ne pourra fonctionner décemment avec une redevance à CHF 200,- comme certains hérauts de la privatisation à outrance des médias de ce pays voudraient nous le faire croire.

13 février 2026

Chroniques judiciaires : Cette présomption d'innocence qui a bon dos

Cette présomption d'innocence qui ne veut plus rien dire, si ce n'est le contraire de ce qu'elle prétend affirmer.

Combien de fois n'a-t-on pas entendu cette phrase "prétexte" formulée par tous les journalistes du monde entier sans d'ailleurs qu'ils ne s'interrogent sur la portée exacte d'une telle expression ? Après avoir jeté en pâture aux médias et à la vox populi l'identité de prévenus, suspects ou en voie de l'être comme on le constate dans l'affaire Epstein, ces journalistes rappellent la gravité des faits commis qui sont susceptibles de leur être imputés, sans omettre toutefois de mentionner en fin de reportage ce sésame du journalisme qui permet de justifier la légitimité de tout ce qui vient d'être annoncé publiquement, soit que l'ensemble des susnommés bénéficie de la présomption d'innocence, même si le public a compris depuis fort longtemps qu'il s'agit d'une formule toute faite dissimulant davantage une présomption de culpabilité que d'innocence. J'en veux pour preuve les dégâts d'image irréversible  que ces annonces provoquent et leurs corollaires sous forme de préjudices sociaux et économiques qui ne se font pas attendre et s'abattent déjà sur lesdits suspects avant même qu'ils ne soient condamnés par un tribunal.


C'est cet instant précis que rapporte le journaliste Fabiano Citroni à propos du couple Moretti qui ont été insultés et molestés le 12 février 2026 devant le tribunal valaisan par les familles des victimes de l'incendie de Crans-Montana. Néanmoins, à vouloir répéter obstinément et de façon  intempestive que les Moretti bénéficient de la présomption d'innocence, le journaliste suggère  (assurément sans s'en rendre compte) que, s'ils étaient reconnus coupables, les maltraitances et insultes des parties civiles pourraient être admissibles, voire justifiées. Or, dans le cas d'espèce, le principe qui prévaut n'a rien à voir avec la présomption d'innocence, mais simplement avec le fait que, dans un État de droit, les victimes d'infractions pénales, aussi durement fussent-elles meurtries, n'ont pas le droit de se faire justice. Et que si la situation s'y prête (absence de détention provisoire, mesures de sûreté insuffisantes décidées au demeurant par le Ministère public), il est humainement compréhensible qu'elles expriment leurs ressentiments et leur colère à la vue des prévenus dont on peut tout présumer, excepté qu'ils soient auréolés d'une innocence purificatrice. De grâce, ne rajoutons pas de la confusion à l'indignation qui a déjà atteint son paroxysme !

06 février 2026

Quo vadis humanitas ou comment comprendre la triade corps, âme, esprit ?

Comment interpréter ce cairn sur le chemin de l'existence ?
Comment interpréter ce cairn sur le chemin de l'existence ?
Selon la plupart des courants spiritualistes et religieux, il semble que chacun ait une âme. Lorsque tu passes de vie à trépas, l’âme serait la seule partie de ton être, bien qu’intrinsèquement non définie, qui te survivrait et serait jugée par une force suprême : Dieu. L’âme aurait pour vocation de te rendre immortel puisque, n’étant pas corporelle, elle échapperait au processus de déclin que signifie la mort. L’âme est donc forcément liée au concept divin. Elle en est l’émanation et, en tant que telle, elle n’a pas à faire l’objet d’une démonstration. Croire ou ne pas y croire demeure la vraie question. Mais elle nourrit surtout une formidable espérance chez toi, pauvre mortel qui souffre, qu’un jour dans l’Au-delà, tes sacrifices seront récompensés, tes injustices réparées. Peut-être, est-ce même sa vocation première ? Sans cette attente, qui peut dire comment la société humaine se comporterait ? Serait-elle meilleure ou pire ? Après tout, si les hommes reçoivent le réconfort moral qu’ils en attendent, il est normal qu’ils s’y accrochent. D’autant que l’âme est à la fois l’essence de l'Être et le premier élément de sa triade : corps, âme et esprit. Comme l'ont définie Platon, Saint-Augustin et Emmanuel Kant, l’âme, plus naturellement et intimement que l’Être, est le seul élément à savoir s’orienter et se positionner sur l’échelle du Bien et du Mal, au point qu’il devienne le miroir de la conscience morale que tout individu ne peut ignorer de bonne foi et dans son for intérieur dès lors que son discernement n’est point altéré et qu’il agit en conscience et volonté par ses pensées, paroles, actes ou omissions commis en parfaite connaissance des causes et de leurs conséquences. L’esprit, contrairement à l’âme, est le produit visible de la réflexion intellectuelle. Il sert d’abord à raisonner, concevoir et élaborer des idées, puis à les formuler afin de les transmettre à autrui. Par son habileté à manier les concepts, l’esprit peut ne rien vouloir dire de l’âme de son auteur, allant parfois jusqu’à vouloir la travestir pour mieux tromper son alter ego et au passage en tirer un avantage souvent illégitime. Aux yeux du christianisme, seul l’Esprit-Saint est digne de grâce. À défaut d’être sanctifié ou lorsqu’il est accompagné d’un autre qualificatif comme l'étroit, le faible, le pauvre, le simple ou le mauvais esprit, il revêt une toute autre signification, perdant au passage son caractère sacré pour possiblement devenir un esprit malsain parce qu'entre autres il aurait été «mal ceint». Enfin, le corps, outre ses attributs organiques nécessaires à la vie, revêt une fonction esthétique qui, à l’instar de l’esprit, peut s’avérer à la fois des plus ambigus ou carrément précaire lorsqu’il est affecté par la maladie physique, psychique ou le vieillissement. Car comme le dit si bien le dicton populaire : « Tout ce qui brille n’est pas or ». On retiendra que si dans l’existence il te faut accorder ta confiance à tes semblables dans des instants aussi cruciaux qu’une alliance, un mariage, une intervention médicale, la défense d'un procès, voire une caution financière ou morale, seule la connaissance de l’âme humaine, siège de la conscience morale de tout individu, permet de sonder la profondeur de l’Être et tenter d’appréhender ce rapport constant et presque intangible que chacun entretient secrètement à l’égard de la question principalement divine, subsidiairement philosophique et anthropologique, que sont le Bien et le Mal. Ainsi, lorsque généralement le doute s’installe et qu’il est persistant, il convient de ne point céder à la précipitation et prendre tout le temps nécessaire afin que les vertus de prudence et de perspicacité s’accomplissent pour finir par apporter la clairvoyance qui faisait tant défaut initialement. Car, pour ce qui est du corps et de l’esprit, si leur pouvoir de séduction est indéniable, ils sont avant tout des leurres visant essentiellement à rendre la nature humaine bien plus aimable et charitable qu’elle ne l’est en vérité. Et, par-delà les âmes perverses et corrompues qui refusent de s'amender ou en sont incapables, c'est la multitude informe, passive et indifférente des êtres inanimés, errant tels des âmes grises et indécises parce que l'empathie et la foi ne se sont pas révélés en eux et, faute de mieux, sont prêts à suivre le premier imposteur venu, ces faux prophètes, pourvu qu'aux moyens de leurs artifices ils les charment, les étourdissent et les fassent rêver, même si les chemins empruntés doivent les mener à la perdition. «À cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur, ils ont l'intelligence obscurcie et sont étrangers à la vie de Dieu» (Éphésien 4:18).

23 janvier 2026

Trump's circus : In Gold and War We Trust

Psychothérapie européenne de crise pour traiter le cas du racketteur compulsif Donald T.
Psychothérapie européenne de crise
pour traiter le cas du racketteur compulsif Donald T.

Douze mois se sont écoulés et voilà que le chapiteau du cirque Trump tourne toujours à plein régime. Les enfants jusqu'à présent riaient sur les pitreries du clown Ronald issu de la chaîne de restaurants fast food Mc Donald. Quant aux adultes, ils doivent se farcir l' auguste clown Donald qui enchaîne ses numéros sans répit et surtout sans comprendre s'il faut en rire ou pleurer. Sur ce point, il faut reconnaître que Donald Trump est une bête de foire dans ses interactions psychosociales qui n'est comparable à aucun autre tribun contemporain. Sa capacité à user et abuser de son temps de parole pour embrouiller l'esprit de ses auditeurs et les hypnotiser est assez phénoménale puisque, malgré toutes les casseroles qui lui collaient aux pieds, il est parvenu à se faire réélire. On relèvera en particulier sa propension à une forme de logorrhée verbale suffisamment habile pour ne jamais renseigner ou instruire son auditoire, mais au contraire, le distraire, le divertir ou le sidérer par des allégations fantaisistes et mensongères ou des anecdotes sans queue ni tête, pour éviter de devoir rendre des comptes sur ses décisions ou actions. Tout en sachant que si les choses tournent mal, ce n'est jamais de sa faute, mais celle des autres, ce qui est caractéristique du paranoïaque/narcissique dont les intentions affichées publiquement sont toujours ambiguës, n'hésitant pas à flatter, intimider et humilier ses interlocuteurs en public ou à se victimiser lorsque la situation se retourne en sa défaveur. On a d'abord eu droit à la tentative d' annexion du Canada comme pouvant être le cinquante-et-unième État des USA. Puis, ce fut au tour du Panama et de son canal. Mais, la pique la plus agressive à l'égard de l'UE et de son pays membre le Danemark s'est manifestée en déclarant que le Groenland devait coûte que coûte appartenir aux États-Unis d'Amérique parce que cette île aux confins du Pôle Nord serait soi-disant menacée par la Russie et la Chine. À part l'électorat MAGA dont le QI moyen est proche de celui d'une huitre et dont la sagacité à choisir ses représentants est aussi subtile qu'un match de catch, qui en Europe peut encore croire à de tels boniments, comme celui de concurrencer l' ONU par un soi-disant Conseil de la Paix avec un prix du ticket d'entrée que le Roi de l'esbroufe a fixé à un milliard de dollars cash ?


Lorsqu'on connaît le fanfaron, on devine que la seule chose qui l'intéresse ce sont les ressources naturelles du Groenland qui, aujourd'hui et pour peu de temps encore, est quasi désertique, mais demain suscitera toutes les convoitises. Pourquoi ? Pour le même argument auquel eut recours le Viking Erik le Rouge au dixième siècle pour inciter les Islandais à coloniser l'île, à savoir faire croire qu'elle était verdoyante en la baptisant Greenland. Or, ce qui jadis s'est avéré être exagéré, ne le sera plus dans quelques décennies pour la simple et bonne raison scientifique que l'auguste Donald connaît parfaitement, mais qu'il s'efforce laborieusement de nier publiquement: Le réchauffement climatique. À cause des gaz à effets de serre qui, plus que jamais, continuent de se propager dans l'atmosphère terrestre, et dont Trump est aujourd'hui le principal responsable politique (sauf à prouver que son discernement soit altéré, mais y a t-il seulement un médecin dans l'assistance ?), il sait pertinemment que la glaciation permanente du territoire groenlandais va inexorablement prendre fin, ce qui d'un point de vue strictement foncier va contribuer à valoriser son sol puisque les possibilités d'extraction et d'exploitation seront grandement facilitées. Au fond, en promoteur immobilier averti qu'il est, Donald Trump, par ses choix politiques d'acquérir et donc d'investir au Groenland, montre implicitement à la face du monde que, contrairement à ce qu'il prétend, non seulement il croit au réchauffement climatique comme le premier des écologistes radicaux venus, mais surtout qu'il veut être, lui et son clan, le premier conquérant à tirer profit de ces richesses minières considérables situées dans les latitudes les plus septentrionales de notre globe terrestre, à l'image de ces Forty-Niners qui participèrent à la Ruée vers l'or en Californie au dix-neuvième siècle. Sacré Donald : Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! Au fond et à moins d'être nul en psychologie, les déclarations de Trump sont d'une prévisibilité affligeante et surtout harassante, dès lors que vous savez calculer le personnage et avez compris que ses réelles motivations sont toujours les mêmes. À partir de la devise américaine du dollar (lire l'article: In God We Trust), "God" s'est enrichi d'une lettre et, au passage, s'est adjoint les divinités d' Arès ou Mars. Et derrière ses rêves d'argent, ce sont évidemment des rêves de puissance qui se profilent à l'horizon. Mais, pas sûr que sur ce coup-là, le Pentagone le soutienne. Car, pour calmer sa frustration de prédateur vis-à-vis du refus danois et européen, Trump n'a rien trouvé de mieux que de répliquer par de nouvelles taxes douanières, soit de faire chanter les Européens tant qu'il n'obtiendrait pas satisfaction sur l'acquisition foncière du Groenland, ce qui le place publiquement dans une position de Chef d'État faisant un usage délibéré de l'extorsion et donc d'une forme de racket mafieux pour parvenir à ses fins et dont le degré d'enrichissement personnel doit se mesurer à l'aune de sa farouche détermination. Quel spectacle plus déplorable et pathétique cet homme qui est réputé être le plus puissant du monde peut-il encore donner à voir sur le genre humain ? (lire l'article: Des prix Nobel de la vulgarité au racket du siècle...?) 

16 janvier 2026

Iran: Survie d'une théocratie qui, par hubris et cupidité, impose l'Enfer à son peuple

Satire anachronique d'un profane sur Jésus. Mais, la liberté de croyance c'est aussi savoir distinguer ce que les religions et leur clergé ont apporté de bien comme de mal à l'humanité.
Satire anachronique d'un profane sur Jésus:
La liberté de croyance c'est aussi savoir distinguer
ce que les religions et leur clergé ont apporté de bien comme de mal à l'humanité.

Ceux qui se demandent encore si l'Enfer existe sur Terre devraient aller faire un tour au pays des Mollahs, la République islamique d'Iran, pour observer de quelles façons les Pasdarans (bras armé de la répression politique) et les Bassidjis (escadrons de la mort) martyrisent le peuple persan pour étouffer dans le sang toute révolte qui abouterait à chasser les Ayatollahs du pouvoir politique que ces derniers ont confisqué depuis près d'un demi-siècle. Au début, l'Ayatollah Khomeini fut accueilli par les Iraniens comme un messie venant du ciel. Et, pour cause, il fit son retour à Téhéran à bord d'un avion Air France. Ce fut le grand retour du religieux, mais surtout les soubresauts profonds d'une agonie de la monarchie en place, soit celle du Shah d'Iran, qui ne cessait d'opprimer toute opposition politique par une répression féroce. Mais, à peine le roi maudit fut-il chassé de son trône que son successeur, l'Ayatollah Khomeini, ne tarda pas à mettre en coupe réglée l'économie et les ressources du pays, de même que l'application rigoriste d'une doctrine religieuse obligeant notamment les femmes à se voiler et à renoncer à toute forme d'émancipation. Au fil des ans, le peuple iranien a bien compris que la doctrine religieuse servait surtout de paravent pour permettre au clergé, détenteur du pouvoir politique, de s'enrichir. Ainsi, on évalue actuellement les richesses cumulées de l'Ayatollah Khamenei à plus de cent milliards de dollars. Et presque autant aux Gardiens de la Révolution qui possèdent tous les secteurs économiques clés, notamment ceux rattachés à l'exploitation des ressources naturelles (pétrole, gaz, minerais). Le peuple iranien à qui on intente des procès politiques pour une mèche de cheveux qui dépasse d'un foulard mal ajusté a bien compris que toutes ces bondieuseries de la police des mœurs ne sont en fait destinées qu'à faire diversion pour dissimuler l'immense prévarication et détournement des fonds et richesses publiques du pays en faveur d'une caste de potentats qui se sert de l'islam aux seules fins de s'enrichir personnellement et massivement. Mais, le règne des imposteurs religieux est en train de prendre fin avec la circonstance aggravante que, contrairement à la monarchie qui l'a précédée, tous ces dirigeants, conformément aux préceptes de l'islam, avaient un devoir moral de prendre soin du peuple persan, de lui épargner des guerres inutiles comme celle contre l'Irak qui dura huit longues années sacrifiant au passage toute une génération, d'encourager la fraternité des peuples et non d'armer des proxy (Hezbollah, Houthis, Hamas) et favoriser le terrorisme international. Au lieu de cela, ce régime religieux s'est enfermé dans un cercle vicieux au point de vouloir développer l'arme atomique pour garantir sa pérennité vis-à-vis de l'étranger et continuer ainsi à soumettre et asservir sa population.