C'est un phénomène bien connu des journaux télévisés qui ont pour mission de rapporter quotidiennement le lot de malheurs de ce monde plus ou moins lointain dans lequel nous vivons. Si les guerres et les catastrophes sont généralement à la Une de l'édition, les rubriques culturelles, touristiques ou gastronomiques viennent habituellement clore le journal pour ne pas trop plomber l'ambiance et finir sur des sujets légers et bien de chez nous. Croyez-moi, j'en sais quelque chose avec mes rubriques "Côté Cour...et Jardin". Mais, s'il est une édition du "19h30" qui se sera faite particulièrement remarqué par le choix "thérapeutique" de ses sujets, c'est bien celle du 16 décembre dernier. Philippe Revaz a d'abord la pénible tâche de nous annoncer la catastrophe naturelle qui s'est abattue sur l'île de Mayotte, département français, à la suite du passage du cyclone "Chido" faisant état d'une dévastation complète des habitats précaires et d'un bilan provisoire de centaines de personnes disparues. Puis, on en vient à parler de l'Ukraine où la sale guerre de Poutine et ses bombes larguées sur les centrales électriques plongent toujours plus les civils ukrainiens dans l'obscurité et les mettent à la merci du froid hivernal. Enfin, on se rend en Syrie où des enfants âgés d'une dizaine d'années, creusant avec des pelles, découvrent dans un quartier de Damas un ancien charnier résultant des atrocités commises durant la guerre civile. Et un enfant de s'exclamer fièrement : "J'ai découvert une jambe, des phalanges, des côtes, des morceaux de crânes..." Mais, voilà qu'après les mets indigestes, vient le fromage ou le dessert. Et là, à peine a t-on eu le temps de déglutir les précédentes horreurs qu'on apprend de manière stupéfiante qu'à Berne on s'inquiète sérieusement de savoir par quel mystère l'adresse postale du Palais fédéral n'est-elle pas le numéro 1, mais le numéro 3 de la Place fédérale ? Diantre ! L'acheminement postal est-il à ce point perturbé ? Les services urbanistiques de la ville de Berne se seraient-ils trompés depuis un siècle sachant qu'au même moment à Mayotte plus aucune tôle ondulée ne tient à la verticale. Ou pire, puisque le numéro 1 est occupé par la Banque nationale suisse (BNS), faut-il y voir un symbole luciférien reléguant irrévocablement la démocratie suisse derrière le rang des puissances de l'argent ? Que nenni ! Fort heureusement, la géomètre de la ville vient nous rassurer en déclarant que l'attribution des numéros de rue s'est faite ainsi pour des raisons historiques. Car, la BNS fut construite, eh oui, avant le Palais fédéral. Forcément ! Qui aurait pu imaginer le contraire alors que la Place fédérale est truffée de banques ? Et, pour le courrier adressé au Parlement, nul besoin de s'arracher les cheveux. Il suffit de mentionner simplement "Palais fédéral" et on nous garantit que le facteur ne se trompe jamais. Ouf, on respire ! Merci à Albert Einstein et à sa théorie sur la relativité générale qui, contre toute attente, s'applique également en psychologie sociale ! Enfin, cerise sur le gâteau, Philippe Revaz termine son journal en nous annonçant un tantinet espiègle que la chanson "On va s'aimer" (1984) de Gilbert Montagné est un plagiat et que désormais elle ne lui rapportera plus aucun droits d'auteur lorsqu'il la chantera. Mince ! Si chanter l'amour ne rapporte plus un sou, gageons que l'interprète à la monture "solaire" saura faire, contre mauvaise fortune, bon cœur !
« La plus belle des ruses du Diable est de vous persuader qu'il n'existe pas. » Charles Baudelaire
27 décembre 2024
13 décembre 2024
Chute de Bachar al-Assad : Mauvaises nouvelles pour les dictateurs ! Vraiment ?
C'est une liesse générale qui s'est exprimée récemment dans les capitales européennes pour célébrer la fin d'une dictature la plus sanguinaire que notre monde contemporain a connu. Bachar al-Assad a finalement quitté son fief de tyran pour se réfugier, lui, sa famille et sa fortune évaluée à deux milliards de dollars, en Russie auprès de Vladimir Poutine qui en dépit de ses promesses réitérées s'était pourtant engagé militairement à ne jamais le laisser tomber. À ce titre, les syriens peuvent remercier l'Ukraine (et accessoirement l'Europe et les États-Unis) pour avoir affaibli la Russie à un point tel qu'elle n'était plus en mesure de protéger le régime syrien. Puis, de s'étonner de la rapidité avec laquelle les rebelles ont emprunté leur chemin de Damas pour faire abdiquer l'armée loyaliste en treize jours. Mais, c'est aussi vite oublier que la révolution syrienne a commencé il y a plus de treize ans avec une guerre civile savamment entretenue par le régime en place afin de rester coûte que coûte au pouvoir, sacrifiant près d'un demi-million de morts. Et, si le coup de grâce a pu être donné si facilement par les rebelles dans un pays exsangue, c'est enfin dû à l'affaiblissement du Hezbollah syrien par l'armée israélienne, notamment depuis l'attaque particulièrement rusée des beepers qui décima en moins de 24 heures le commandement de la faction terroriste soutenue par l'Iran. Les syriens d'aujourd'hui de toute confession et de de toute ethnie qui clament haut et fort leur joie d'être délivrés de leur oppresseur, sauront-ils demain se souvenir que c'est aussi grâce aux régimes démocratiques que le tyran Bachar al-Assad a fini par tomber ?
29 novembre 2024
Trump II: Guerre larvée autour de la protection de l'enfance (2/2)
Et si finalement le trumpisme de base et le clivage irréductible qu'il déclenche dans la société américaine ne trouve pas aussi sa racine dans cette controverse profonde qui existe depuis un certain temps déjà à propos de la façon d'éduquer les enfants : D'un côté, un personnel enseignant (instituteurs, bibliothécaires, psychologues, voire médecin, etc. ) qui, sous prétexte de défendre l'identité sexuelle ou culturelle des chérubins veut initier les écoliers à des sujets qu'ils ne sont de toute évidence pas en âge de comprendre et n'ont donc pas la maturité psychologique et affective de faire des choix comme par exemple celui de remettre en question le genre donné à la naissance. De l'autre, des parents médusés qui doivent assister dans le cadre de l'école à des conférences sur l'éveil à la culture woke dispensé de surcroît par des Drag Queen en chair et os, soit des avatars de clown ou travesti qui, pour le coup, vous passent définitivement l'envie de rire. Il est vrai que le pays dans son évolution historique, scientifique et économique à toujours eu, vu d'Europe, la réputation d'être une société avant-gardiste et de s'enorgueillir: un pays où la liberté d'expression est sacrée et protégée par la Constitution. Mais, il n'est pas nécessaire d'être particulièrement futé pour comprendre que l'exercice d'une telle liberté peut comporter des excès qu'aucune société libre et démocratique ne saurait acceptée, spécialement quand l'intérêt de l'enfant dans son développement psychologique, voire physique, est menacé. Si l'école publique doit protéger l'enfant de toute discrimination, elle n'a pas à être le thuriféraire de la cause LGBTQIA+ en abordant des sujets personnels et intimes sur lesquels les écoliers n'ont pas de maturité suffisante pour se déterminer. Hors du cadre scolaire, cette limite est clairement posée dans le domaine du cinéma où un âge minimum doit être requis pour qu'un spectateur mineur puisse comprendre et assimiler raisonnablement le contenu projeté. On retrouve les mêmes limites pédagogiques sur internet avec le dispositif du contrôle parental. Alors pourquoi donc les parents américains devraient-ils tolérer que les problèmes de genre qui touchent à la sexualité future d'un enfant soient abordés à un âge inadapté qui risque d'occasionner des troubles psychologiques importants ?
15 novembre 2024
Trump II : Les États-Unis d'Europe à marche forcée ou rien (1/2)
Entre une ancienne Procureure générale, fer de lance du respect des institutions démocratiques et de l'État de droit, et un promoteur immobilier faisant l'objet de trente-quatre inculpations pénales, dont une condamnation et deux affaires en délibéré, deux tentatives de destitution et six faillites, les Américains ont finalement choisi le "bad boy" dont la vie fut miraculeusement sauvée par une balle de fusil mal ajustée lui frôlant l'oreille droite : Donald Trump sera à nouveau Président des États-Unis d'Amérique pour quatre ans, et peut-être plus si ce dernier rêve d'instaurer au cours de ce second mandat une sorte de dynastie oligarque qui perpétuerait son héritage pour le moins populiste et libertarien, s'inspirant au passage de son alter ego Vladimir Poutine qui n'hésita pas à amender la Constitution de son pays pour se proclamer Tsar de toutes les Russies jusqu'à son trépas. Et, au-delà des idéologies politiques qui séparaient les deux candidats, ce qui fit la victoire de Trump est assurément que Mme Harris, en sa qualité de vice-présidente, n'a jamais eu la hargne et la détermination de son rival. Vu d'Europe, cette victoire est d'autant plus déroutante que le candidat Trump a fait la parfaite démonstration qu'en étant un repris de justice impénitent et un calomniateur compulsif et invétéré, on pouvait malgré tout obtenir le suffrage d'une majorité d'Américains tout en méprisant les institutions démocratiques comme il le fit en 2021 en refusant d'admettre sa défaite face à Joe Biden. Cela en dit long sur l'évolution des mœurs et la mentalité d'une grande majorité d'Américains qui, désormais, se fiche éperdument du continent européen et ne partage plus avec lui cette communauté de destin et de valeurs tel qu'on l'eut connu au sortir de la Seconde guerre mondiale. Aujourd'hui, il ne reste plus que des intérêts strictement nationalistes avec ses slogans "America First" ou "Make America great again", où l'oncle Sam n'est plus l'allié d'autrefois, mais s'est mû en un adversaire cynique et calculateur. Confrontés à cette montée de nationalisme exacerbé, les politiciens européens commettraient une immense erreur en voulant singer dans leur pays cette nouvelle Amérique pour conquérir le pouvoir. Car, face à la première puissance militaire qui désormais ne respecte plus que l'argent et les rapports de force - ce qui déjà en dit long sur les prochaines catastrophes climatiques et autres calamités qui nous attendent -, les nations européennes n'ont pas d'autre choix que d'agir dans l'union qui, à elle seule, leur garantira d'être un contrepoids déterminant, tant vis-à-vis d'un Trump isolationniste que face à un Poutine impérialiste, puisque ces deux-là n'auront de cesse de l'affaiblir si elle s'avère incapable de construire une défense commune tendant vers une souveraineté confédérale, comme l'était par exemple la Suisse ou les États-Unis au XIXème siècle, auquel cas elle assistera à sa lente et inexorable désagrégation, faute de n'avoir pas su être maître de son destin. Autrement dit, si l'Europe ne comprend pas que Trump est finalement un mal pour un bien, alors son retour qui s'annonce tonitruant et fracassant n'aura servi à rien et pourrait signer la fin de la construction européenne.
Contributeur(s):
Eddy Mitchell
Lieu :
Bruxelles, Belgique
01 novembre 2024
Trans/Post-humanisme : Le dogme des malins ou des crétins
L'immortalité et rien de moins ! Voilà ce que nous promettent ces soi-disant transhumanistes tel le Dr Laurent Alexandre, médecins et chirurgien de son état, au moyen des progrès technologiques et scientifiques et surtout grâce à l'intelligence artificielle qui, selon le médecin, dépassera la pensée et l'intelligence humaines au cours des dix prochaines années. La mort biologique ne serait alors plus qu'une option parmi les pathétiques et illusoires promesses d'immortalité vantées par ce Deus ex machina. Et comme se plaisait à le dire le cinéaste Woody Allen: "L'éternité, c'est long, surtout vers la fin". C'est dire si cette immortalité promise pourrait être d'un ennui à mourir à un point tel où le comble de l'ironie serait qu'on ne puisse plus s'en sortir autrement que par le suicide. Si on y ajoute que la plupart de nos immortels se verrait contraint de supporter sempiternellement le poids de leurs injustices et les stigmates physiques et psychiques du vieillissement, ce voyage sans fin pourrait davantage ressembler à une sorte d'aller simple en enfer qu'à une sinécure. Or, à bien y réfléchir (l'IA peut-elle en faire autant ?), la certitude de savoir que nous sommes mortels devrait plutôt nous réconforter, même si de prime abord cela paraît contre-intuitif. Car, c'est bien la finitude de l'existence qui élève la condition humaine, nourrit de nouvelles espérances et permet de s'affranchir définitivement d'un martyre ou d'un ennui interminables. Selon Arthur Schopenhauer (philosophe du XIXème siècle), "exiger l'immortalité de l'individu signifie en réalité vouloir perpétuer à l'infini une erreur". Car, la mort c'est d'abord cesser d'être ce que l'on est pour changer en entier et être transporté dans un autre monde. Et, les transhumanistes qui ne l'auraient pas encore compris sont des crétins. Quant aux autres, ils savent parfaitement exploiter l'anxiété existentielle qu'inspire la mort et ses répercussions sur les sociétés humaines pour en retirer pouvoir et richesses, eux qui promettent d'euthanasier cette finitude naturelle en constituant une gérontocratie qui n'en finirait pas de vieillir. Mais de quel humanisme parle-t-on exactement quand on sait par avance que ces progrès scientifiques ne sont destinés qu'à améliorer la santé d'une infime minorité de ploutocrates de ce monde: les puissants botoxés, les nantis liftés, les riches augmentés, ceux-là même qui ne verront aucune indécence à vivre dans leur tour d'ivoire isolée et protégée de l'immense majorité d'une population indigente, en proie aux inégalités sociales, luttant pour sa survie et n'ayant même pas accès aux soins médicaux de base ?
Contributeur(s):
Alexandre Laurent,
Berichet Quentin,
Heisbourg François,
Hugeux Vincent,
Momtaz Rym,
Pujadas David
Lieu :
Paris, France
18 octobre 2024
Israël - Palestine : D'une paix rendue impossible à la fabrique de monstres
Au moment où il nous faut commémorer le pogrom du 7 octobre 2023 et nous recueillir sur les centaines de victimes innocentes des exactions génocidaires du Hamas qui, ironie funeste, s'en est pris assurément aux israéliens les plus conciliants et les plus empathiques à leur cause, soit des jeunes qui n'aspiraient qu'à la paix entre les deux peuples et ne faisaient que festoyer joyeusement, tout à l'opposé de la mentalité des colons juifs orthodoxes implantés en Cisjordanie qui, pour les plus fanatiques d'entre eux, ne cherchent qu'à restaurer le "Grand Israël" biblique et pour le coup vouloir une terre qui va bien au-delà de celle de la Palestine historique du fleuve Jourdain à la Mer Méditerranée, ce reportage détaille scrupuleusement les événements des vingt dernières années qui démontrent rétrospectivement et à l'évidence les torts amplement partagés des deux belligérants qui n'ont cessé d'agir contre la solution à deux États, pourtant décidée par la Communauté internationale et voulue à l'époque tant par le 1er ministre israélien Yitzhak Rabin que par le chef de l'organisation de lutte pour la Palestine Yasser Arafat, comme cela fut convenu dans les accords d'Oslo de 1993. Et pour cause. Yitzhak Rabin ne verra jamais se concrétiser la solution à deux États puisqu'il fut assassiné deux ans plus tard par un juif ultra orthodoxe. Quant à Yasser Arafat, il exercera l'autorité palestinienne jusqu'en 2004, année de sa disparition après avoir été empoisonné au polonium par son entourage.
Hélas, c'est le triste sort que l'on réserve aux hommes politiques «faiseurs de paix» au Proche-Orient. Déjà en 1981, le président égyptien Anouar el-Sadate fut assassiné par un membre du Jihad islamique pour avoir conclu les accords de paix de Camp David en 1978 avec l'israélien Menahem Begin. Après cet immense gâchis diplomatique, il n'en fallut pas plus pour que les fanatiques des deux bords prennent le dessus et se transforment en va-t-en guerre: Le Hamas en niant l'existence de l'État hébreux, en brisant l'unité du peuple palestinien pour se dissocier du Fatah et tomber dans les travers de l'intégrisme religieux; le gouvernement de Netanyahu pour avoir favorisé cette division, affaibli la cause palestinienne et repoussé aux calendes grecques toute solution à deux États aux seules fins de poursuivre cyniquement sa colonisation de la Cisjordanie. Aujourd'hui, Israël, plus que les trois "H" que sont le Hamas, le Hezbollah et les Houthis, se retrouve rétrospectivement face à ses propres démons, soit d'avoir choisi le conflit permanent en arguant prétendument de sa survie alors qu'il n'a fait qu'assouvir une politique de colonisation de la Cisjordanie durant ces quinze dernières années. Si Israël se prévaut d'être une véritable démocratie laïque, à l'inverse du Hamas, il se doit de faire son examen de conscience et trancher ce lourd dilemme entre la solution à deux États ou sa politique de colonisation, voire d'expansion, autrement dit entre une paix durable ou une guerre perpétuelle avec ses voisins. Mais, il se pourrait bien que face à la menace croissante et généralisée de l'islamisme dans cette région du monde qui a pour effet de brouiller toujours plus la légitime et véritable cause historique et politique des palestiniens, ce choix ne soit plus possible et qu'une guerre hybride de "civilisations" soit déjà engagée et dont l'intensité dépendra aussi du résultat de la prochaine élection présidentielle américaine. Non pas une guerre de la culture judéo-chrétienne contre celle des musulmans comme on tentera de nous le faire accroire. Mais, avant tout, un combat des Démocraties laïques et des Lumières contre un fascisme et un fanatisme religieux des ténèbres. Et l'embryon d'un État palestinien de se voir à nouveau sacrifié sur l'autel des impérialismes dominants.
Contributeur(s):
Amara Sofia,
Enrico Macias
Lieu :
Israël
04 octobre 2024
La démocratie se suffit-elle à elle-même ? (2/2)
Pour approfondir et décortiquer sur un plan plus collectif et sociétal ce sujet précédemment abordé, rien de plus édifiant que de voir ou revoir le document de l'émission "DataGueule" datant de mai 2018. Pour ses auteurs, «La démocratie, c'est l'opposé du confort. C'est assumer l'incertitude, la confrontation. On a souvent cette fausse image en tête: quelque chose de simple, épargné par les conflits. Et, si c'était l'inverse. Un système complexe qui se nourrit de nos désaccords. Une foutue somme d'efforts. Et, parfois, c'est l'usure qui l'emporte (et donc la loi du plus fort). Mais, si l'on était habitué à ces efforts dès le plus jeune âge, comme une gymnastique sociale ? Après tout, pourquoi ne pourrait-on pas apprendre la démocratie comme on apprend à lire ou à compter ?» C'est tout le pari risqué de la démocratie. Et si le peuple ne le prend pas, il laisse fatalement à d'autres s'en occuper forcément à ses dépens (voir un précédent article intitulé "Démocratie versus Fascisme: le sempiternel combat"). Et, c'est assurément parce que la démocratie n'est pas une sinécure qu'il existe autant de régimes autocratiques qui sévissent et perdurent dans le monde: soit que les Occidentaux ont échoué par l'ingérence militaire à imposer leur modèle politique contre la volonté des pays et peuples concernés tels l'Afghanistan, l'Irak, la Libye ou encore la Syrie durant ces vingt dernières années; soit qu'il s'agit d'un choix implicite ou par défaut comme la Chine de Xi Jinping ou la Russie de Poutine qui, expériences faites pour cette dernière, a peu apprécié la parenthèse "démocratique" sous l'ère Boris Eltsine qui ne fut qu'une période de libéralisme sauvage pour permettre à une minorité d'oligarques de s'accaparer les richesses du pays. On y dit depuis que ces peuples auraient conclu un pacte tacite avec leur dirigeants: Ne pas s'occuper de politique en échange de quoi leur régime leur apporte sécurité et croissance économique. Sauf que ce pacte faustien n'est pas nouveau et ne prémunit pas lesdits peuples de l'asservissement, des pulsions bellicistes et désirs d'expansion de leurs élites avec pour seule finalité de satisfaire une avidité insatiable pour le pouvoir et les richesses. Et c'est fatalement la guerre entre les nations qui ressurgit avec son cortège de malheurs et de régression des valeurs humanistes. L'histoire allemande du IIIème Reich nous prouve que tout n'est que répétition et que la paresse démocratique des peuples s'avère toujours et à plus ou moins long terme un choix des plus funestes. Car, comme semblent l'ignorer la masse molle, informe et nombreuse des abstentionnistes, la démocratie ne s'use irrémédiablement que lorsqu'on ne s'en sert pas.
Il faut néanmoins exprimer un bémol concernant ce reportage qui pourtant balise plusieurs pays européens de l'Espagne à l'Islande: Il n'y a pas un mot sur la démocratie helvétique qui pourtant est le seul pays à utiliser régulièrement des instruments politiques tels que l'initiative et le référendum populaires. Est-ce un oubli involontaire ou une forme de condescendance réciproque pour un pays qui a toujours eu des relations compliquées avec l'Union européenne et ne souhaite pas en faire partie ?
20 septembre 2024
La démocratie se suffit-elle à elle-même ? (1/2)

Voilà un beau sujet de dissertation de niveau baccalauréat sur lequel nos jeunes d'aujourd'hui pourraient plancher (ou sécher c'est selon) un temps certain au vu de la complexité de la question. Autrement dit, il s'agit de savoir si vivre dans une société prétendument démocratique, mais surtout libérale, par opposition aux dictatures, est une garantie de bonheur comme l'écrivit Paul Éluard dans son célèbre poème mettant au pinacle des valeurs humaines le graal suprême qu'est La Liberté. On peut dire sans trop hésiter qu'une vraie démocratie garantit en principe les droits fondamentaux des individus dont la liberté est une valeur centrale, et qu'à ce titre elle est une condition nécessaire, mais certes pas suffisante, pour que chaque individu puisse s'épanouir et atteindre une certaine plénitude dans l'existence. Si une saine démocratie crée le contexte favorable pour qu'un tel bonheur puisse advenir, elle peut être aussi la cause de beaucoup de désillusions, de tourments et de malheurs, tant cette liberté que peuvent exercer abusivement les uns empiète et piétine fâcheusement et irrémédiablement sur celle des autres le plus souvent pour les avilir et s'enrichir à leurs dépens. Sa dérive la plus redoutée est celle de corporatismes débridés et insidieux qui lorsqu'ils ne trouvent pas de contre-pouvoirs suffisants aboutit à instaurer une sorte de fascisme silencieux. À l'échelle des nations, l'Histoire humaine n'est qu'une infinité de répétition de ce dualisme entre dominants et dominés. Au niveau des individus, c'est également la même mécanique qui se reproduit quand les jeux de pouvoirs deviennent délétères et aboutissent à nier l'autre dans son être, voire à le supprimer humainement, si ce n'est physiquement. D'aucuns rétorqueront que dans un État de droit les lois protègent les individus contre de tels abus. Certes, les sociétés démocratiques qui garantissent le principe de l'État de droit ont fait d'énormes progrès si l'on prend comme date pivot la Révolution française et sa Déclaration universelle des droits de l'Homme et du Citoyen, depuis le Moyen-Âge jusqu'aux temps actuels. Mais, les lois sont avant tout des actes politiques dont le premier souci n'est pas de rendre les gens vertueux, mais de fixer des règles de vie en société qui garantissent autant que faire se peut la paix sociale et la croissance économique. Rien de plus. Les sociétés prétendument démocratiques n'arrivent toujours pas à rendre les gens plus honnêtes, à ne point trahir, mentir, corrompre, haïr ou calomnier son prochain, si tant est que dans leur application de telles lois pussent suffire. Par exemple, on sait que certains secrets professionnels sont protégés par la loi. Mais, dans les faits, ils sont souvent violés au sein de corporations sans que celui qui accorde sa confiance n'en sache rien et ne puisse jamais s'en plaindre. Bref, les lois en démocratie ne sont que des pis-aller plus ou moins efficaces et respectés. Elles espèrent rendre la société meilleure sur le long terme. Mais, à l'échelon individuel, elles n'ont pas de vertu pédagogique suffisante, n'en déplaise aux nihilistes, relativistes et athées (voir l'article sur le nihilisme et le relativisme: la revanche des ignorants ou des inconscients). Elles le sont d'autant moins pour les personnes vulnérables tels les jeunes adultes qui n'auront reçu en héritage aucune éducation morale ou religieuse, soit le socle des valeurs humaines fondamentales telles qu'on les retrouve par exemple dans La Bible et qui constituent les repères les plus précieux permettant de distinguer le Bien du Mal, d'agir avec conscience et donc de s'orienter en connaissance de cause sur l'océan des libertés et de ses outrances tant vanté par nos prétendues démocraties, mais recelant d'innombrables pièges pour un marin naviguant sans boussole et à ses risques et périls.
06 septembre 2024
« Aime ton prochain comme toi-même ! »
S'il existe un commandement biblique qui résume à lui seul tous les autres, c'est à n'en point douter celui-là. Il s'inspire directement de la règle d'or universelle que l'on trouve dans tous les courants philosophiques et religieux à travers le monde: «Ne fais pas autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse» ou «Traite les autres comme tu voudrais être traité». Cette règle de réciprocité morale prend sa source dans la Bible hébraïque, plus précisément dans Le Lévitique (Lv 19:18). Elle est la clé de voûte du Décalogue ou des Dix Commandements et elle coïncide avec l'émergence des plus grands courants philosophiques d'Asie centrale, tels l'hindouisme, le bouddhisme, le confucianisme et le taoïsme. Née de l'Ancien Testament, elle est d'abord énoncée pour atténuer l'application de la loi du talion bien connue sous l'expression "œil pour œil, dent pour dent". Ainsi, elle fait régresser dans les mœurs et traditions le concept de justice propre ou "vengeance" pour tendre vers une justice que l'on veut indépendante et impartiale lorsque précisément la règle d'or précitée n'a pas été respectée dans les rapports humains ou sociaux. À l'avènement du Christ, celui-ci n'eut jamais renié la religion des Anciens. Il conféra simplement à cette règle d'or un caractère plus miséricordieux, voire sacrificiel, quand il énonça: "Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, tends lui aussi l'autre." Par ses paroles et lorsque Le Christ se rebellait et dénonçait l'injustice et le mercantilisme des Rabbins de son époque, il montrait aussi qu'il était un adepte de la non-résistance et de la non-violence à un point où il considérait qu'il pouvait aller jusqu'à risquer sa vie pour les enseignements qu'il professait auprès de ses disciples et de ceux qui croyaient en lui. Car, et c'est un apport essentiel du Nouveau Testament, Jésus-Christ, a contrario des Hébreux, avait suffisamment démystifié la mort pour ne plus en avoir peur, comme le rapporte l'apôtre Jean dans son Évangile (Jn 5:20-29). Mais, pour avoir placé ce Commandement au-dessus de tous les autres, comme l'ont déclaré Mathieu (Mt 22:39) et Marc (Mc 12:31-34), ce qui ne convenait guère aux grands prêtres de son époque, Jésus-Christ avait-il conscience qu'après sa crucifixion, c'est aussi la figure du Mal que les apôtres feraient surgir, soit celle du Diable cité en de multiples endroits du Nouveau Testament et sur laquelle les Hébreux n'avaient fait que s'interroger longuement en l'invoquant une seule fois dans le livre de Job sous le nom de Satan ? Il fallait au moins cela pour rendre compte, comprendre et expliquer aux générations futures qu'elle fut la cause primordiale de la toute première erreur judiciaire rapportée par l'écriture et unanimement reconnue dans l'Histoire humaine, soit celle de la condamnation à mort et par complot d'un parfait innocent: Le Fils de l'homme. Aujourd'hui, on oublie trop souvent que ce Commandement est à l'origine même du mouvement humaniste qui aboutit à la Déclaration universelle des droits de l'Homme et du Citoyen lors de La Révolution française, tout autant que les sciences modernes s'intéressant aux relations humaines n'ont pu s'empêcher de lui donner une dénomination parfaitement laïque: l'empathie. Ainsi, s'il nous faut résumer le christianisme à trois apports anthropologiques essentiels, on retiendra prioritairement l'amour de son prochain, la résurrection par la chair et la lutte du Bien contre le Mal en tant que ce dernier est l'Adversaire tout désigné du Commandement suprême cité en premier.
23 août 2024
La face cachée de l'esclavagisme suisse
Dès le XVIème siècle, plus de 10 millions d’Africains et Africaines furent déportés aux Amériques dans le cadre de la traite atlantique. Et, fait peu connu du grand public, certaines villes suisses ont investi dans le trafic d'esclaves. C'est notamment le cas de Berne et Zurich qui ont placé de l'argent public dans la "Compagnie des mers du Sud", une entreprise britannique active, entre autres, dans la traite négrière. Elle disposait d'un monopole avec les colonies espagnoles en Amérique. Selon l'historien Bouda Etemad, les villes de Suisse avaient parfaitement connaissance des activités peu honorables de l'entreprise britannique: «Peu importe la nature ou le profil de l'entreprise, ce qui les intéressait, c'était le rendement. Il n'y avait aucune barrière morale.» Zurich fut impliquée financièrement dans la déportation de plus de 36'000 esclaves, selon l'ouvrage "La Suisse et l'esclavage des Noirs" des coauteurs Thomas David, Bouda Etemad et Janick Schaufelbueh.
Au-delà des aspects financiers, que savaient précisément nos autorités fédérales sur les pratiques esclavagistes de milliers de colons suisses ? Et quelle a été leur attitude ? Une partie de la réponse se trouve dans le Rapport du Conseil fédéral adressé au Conseil national en 1864 concernant les Suisses établis au Brésil. Rappelons qu’à cette époque, presque tous les pays européens, dont la Grande-Bretagne et la France, avaient aboli l’esclavage ! Ce document d'archive montre tout d'abord que le Conseil fédéral était parfaitement au courant de l'existence de colons esclavagistes au Brésil. Il connaissait même le prix d'un esclave compris entre 4'000 et 6'000 francs de l’époque. D'après l'historien activiste Hans Faessler: «Pour la première fois, la question de l'esclavage apparaît au Parlement suisse. Le Gouvernement admet que des Suisses possèdent des personnes réduites en esclavage non seulement au Brésil, mais aussi à Cuba et en Amérique du Nord. Parmi ces Suisses de l'étranger, on trouve des propriétaires de plantations, des négociants et des artisans.» Pour le Conseil fédéral de l'époque, la pratique de l'esclavage n'implique la commission d'aucun crime. Bien au contraire, elle est décrite comme avantageuse pour les Suisses installés au Brésil. Et priver, voire punir, ces colons d'une partie de leur fortune qualifiée de légitimement acquise aurait été perçu comme injuste et immoral. Autres temps, autres mœurs barbares !
Contributeur(s):
Cesaria Évora,
Dépraz Cyril
Lieu :
Suisse
09 août 2024
Comment expliquer le Mal ? (2/2)
Dans un précédent article paru le 12 juillet 2024, nous avions vu que le psychologue américain Stanley Milgram (1933-1984) avait mis en évidence trois éléments psychologiques essentiels qui concourent à la commission de crimes: le conformisme et le mimétisme grégaire qui lient les criminels entre eux et les déculpabilisent, la division organisée du «travail» et surtout la lente déshumanisation des futures victimes.
«I comme Icare», film de Henri Verneuil, sorti en 1979 (actuellement en replay sur TV5), est un remake fictif de l'assassinat de JFK à Dallas en 1963. L'acteur français Yves Montand y joue le rôle d'un procureur (à l'instar de Jim Garrison) qui refuse d'approuver les conclusions retenues par la commission d'enquête (ou Commission Warren) dont il est membre. Il décide de mener une contre-enquête tendant à démontrer que l'assassinat n'est pas le fait d'un tueur isolé, mais d'un complot politique. Mais, l'événement novateur du film n'est pas tant l'enquête à proprement parler que la scène relatant ce qu'il convient d'appeler l'expérience de Milgram qui, en apparence, cherche à savoir si la mémoire d'un individu peut s'améliorer à l'aide d'impulsions électriques. Sauf que dans cette véritable expérience qui s'est produite dans les années soixantes, le spécimen testé n'est pas celui qu'on croit. Et les conclusions auxquelles parvient le chercheur sont des plus terrifiantes et expliquent dans une large mesure l'aptitude sociale d'une grande majorité d'humains à se soumettre facilement à une autorité (malveillante et corrompue) pour commettre des exactions et infliger à ses congénères des violences sans discernement, ni culpabilité.
Contributeur(s):
Milgram Stanley,
Yves Montand
12 juillet 2024
Comment expliquer le Mal ? (1/2)
Comparant les animaux et les hommes, convoquant une somme inégalée de connaissances et d’expériences cliniques, Boris Cyrulnik nous fait ressentir et comprendre la violence du monde et les racines de la guerre. Morceaux choisis dans ce dialogue avec Fabrice Midal: Si les animaux peuvent se battre à mort pour leur survie, ils sont incapables à l'instar des hommes de commettre des génocides. Alors pourquoi les être humains sont capables de tuer et de rentrer chez eux sans aucune culpabilité ? Ce qui distingue la société humaine du règne animal est la capacité des humains à verbaliser et créer des artifices qui peuvent produire de belles choses comme l'art, la culture, mais aussi des choses horribles comme le meurtre, la guerre, l'esclavage qui sont des représentations délirantes, répondant à une certaine logique déshumanisante comme celle qui prévalait au maintien de l'esclavage jusqu'à la fin du XIXème siècle par crainte que le prix mondial du sucre n'augmente pour les consommateurs (..) Le langage totalitaire est très doué pour faire des slogans qui arrêtent la pensée. Dans un slogan, on n'a plus besoin de penser. C'est le confort dans la servitude qui séduit autant les foules. (..) Pourquoi les filles sont-elles moins violentes que les garçons ? L'effet peut s'expliquer en partie par les hormones, mais c'est surtout le milieu éducatif et affectif qui conditionne l'enfant à s'exprimer par la parole ou, à défaut, par des actes violents. (..) Les régimes totalitaires censurent la littérature parce que l'accès aux récits permet de se confronter à l'altérité et développe l'empathie humaine, a contrario du discours haineux qui ne visent que la destruction de celui qui pense différemment et doit être exterminé pour ça par un bourreau ayant la conscience du devoir accompli et, donc, sans la moindre culpabilité ressentie. (..) En résumé, on peut dire que c'est par le langage totalitaire qu'ont été créés les boucs émissaires (juifs, sages-femmes, sorcières, étrangers, etc.) et que l'on voit réapparaître tragiquement aujourd'hui dans certains pays où les peuples entretiennent subitement une fascination morbide et mortifère à l'égard d'un pouvoir dictatorial qui tôt ou tard voudra s'étendre par la guerre selon le triptyque infernal: prédation, spoliation et enrichissement criminel des envahisseurs.
Au procès de Nuremberg (1946), il s'est posé la question par rapport au régime de nazi de savoir jusqu'à quel point le principe de la légalité doit prévaloir sur celui de la justice et de la morale dans la mesure où les accusés se défendirent en déclarant avoir été de simples exécutants contraints d'agir par ordre ou, à défaut, d'être punis pour toute forme de dissidence. Cependant, l'historien Christopher Browning, spécialisé dans la Shoah, a prouvé que des hommes ordinaires, ni particulièrement nazis, ni obsessionnellement antisémites, ont agi avec un zèle meurtrier pour éradiquer les juifs de Pologne. Cette affirmation trouve sa source dans ses ouvrages de recherche où l'on trouve la citation suivante: «Après l'exposé de la mission qui était confiée au bataillon, à savoir l'exécution par les hommes du bataillon des femmes, enfants et vieillards juifs d'un hameau polonais comptant 1'800 juifs, le commandant du bataillon, écœuré par l'ordre qui lui avait été donné, propose à ceux qui ne s'en sentent pas la force, de ne pas participer à la mission. Seulement 12 hommes (2,4%) sur les 500 du bataillon refusèrent d'accomplir la mission». Browning met au cœur de ces comportements criminels certains facteurs également mis en évidence par le psychologue Stanley Milgram (1933-1984): le conformisme et le mimétisme grégaire qui lient les criminels entre eux et les déculpabilisent, la division organisée du «travail» et surtout la lente déshumanisation des futures victimes.
Contributeur(s):
Cyrulnik Boris,
Midal Fabrice
Lieu :
France
28 juin 2024
«In God we trust»
Qui n'a pas eu ce petit bout de papier vert dans les mains une fois dans sa vie ? Parmi eux, combien se sont rendus compte que la plus petite coupure de la plus grande puissance économique au monde invoque sans équivoque le pouvoir divin: «In God we trust». Notez bien que le verbe employé n'est pas "to believe" comme on pourrait s'y attendre en pareille situation, mais "to trust", ce qui nous rapproche d'une notion plus axée sur la confiance que sur la croyance! Normal, me direz-vous pour un billet de banque, puisque l'essentiel n'est-il pas que ce billet et sa valeur fiduciaire légale inspirent la confiance aux agents économiques pour ne pas troubler les échanges commerciaux entre eux? D'accord, mais, que vient faire Dieu la dedans ? Pourquoi les État-Unis d'Amérique n'invoque t'ils pas par exemple leur Constitution: "The Constitution of the United States of America protects this note."
Pour la petit histoire, il faut savoir que le Congrès américain a adopté en 1956 une loi prévoyant que les mots “In God we trust” seraient désormais la devise nationale des États-Unis et figureraient sur tous les billets de banque. En pleine guerre froide avec l'Union des Républiques socialistes soviétiques (U.R.S.S.), les États-Unis voulaient souligner par l'adoption d'une telle devise leur attachement aux valeurs religieuses chrétiennes par opposition au communisme athée, quand bien même Église et État de droit demeurent séparés par la laïcité inhérente à toute démocratie digne de ce nom.
Aujourd'hui, le péril rouge que représentait l'U.R.S.S. a disparu pour se métamorphoser en simulacre de démocratie (démocrature), ou pire encore, en oligarchie et kleptocratie et où la pratique religieuse n'est plus bannie, mais au contraire réhabilitée comme instrument de propagande politique par des dignitaires religieux inféodés aux pouvoirs de l'argent, tels le patriarche de Russie ou la République des mollahs en Iran. Lorsqu'on sait que tout ces régimes ne tiennent que par et pour la corruption et que jusqu'à dix pour cent de la masse monétaire en circulation dans le monde correspond à de l'argent sale, que peut bien vouloir encore signifier une devise comme "In God we trust" imprimée sur tous les billets de banque de la plus grande puissance économique qui pourtant ne cesse d'affirmer son attachement aux valeurs chrétiennes ? Car, il est dit dans Mathieu 6.24 : «De Dieu ou de l'Argent, nul ne peut être au service de deux maître à la fois.» Avec une telle devise inscrite sur ses dollars, l'Amérique se vit-elle encore comme une réelle démocratie ou n'est-elle pas devenue une vulgaire ploutocratie, n'en déplaise au message apostolique qui refuse à jamais que l'Argent ne soit l'égal de Dieu ? Finalement, le plus cinglant avertissement que les chrétiens américains pourraient adresser à tous les prévaricateurs de ce monde serait de révolutionner leur devise actuelle par : «God or mammon (money), no one can serve two masters.»
14 juin 2024
Chronique délirante d'un cantonnier et de son brouteur
Tout commence par une banale rencontre amoureuse entre Nicolas, cantonnier, et Alicia, infirmière, habitant tous deux dans le Pas-de-Calais. Les deux tourtereaux s'entendent suffisamment bien pour déclarer leurs fiançailles le jour de la Saint-Sylvestre 2023. Puis, pour des raisons non éclaircies, Nicolas s'aventure sur Facebook et fait la connaissance d'une certaine Béatrice Leroux, habitant Brest, avec laquelle il noue peu à peu une passion enflammée qu'il ne révèle évidemment pas à sa fiancée. La belle Béatrice promet monts et merveilles au point que Nicolas ne résiste pas à lui envoyer de l'argent en dépit de son maigre salaire de cantonnier. Il souhaite évidemment la rencontrer. Mais, sa nouvelle dulcinée se fait tant et tant désirer que Nicolas ne voit pas d'autre solution pour vivre sa parfaite idylle sans contrainte que d'envisager l'élimination physique d'Alicia. Il commet une première tentative par empoisonnement. Mais, la fiancée, devenue un obstacle à son bonheur, ne succombe pas. Alors, un beau matin, il simule un cambriolage dans la demeure conjugale et tue la promise à coup de couteau et de marteau. Comme il fallait s'y attendre, les enquêteurs ne croient pas une minute à la version du cambriolage qui aurait soi-disant mal tourné. Ils investiguent plus à fond la téléphonie de Nicolas et tombent sur la relation que ce dernier entretient avec la sulfureuse Béatrice Leroux pour découvrir finalement que l'amante en question n'existe pas. Elle ne fut que le fantôme parfait sorti de l'imagination d'un brouteur africain spécialisé dans l'arnaque aux sentiments.
Nicolas, cantonnier de son état, n'a certainement jamais vu le film du réalisateur Dominik Moll "Seules les bêtes" sorti en 2019 et qui est une adaptation d'un roman de Colin Niel. Et son auteur de n'avoir certainement jamais envisagé qu'un jour la réalité pût rattraper et dépasser aussi tragiquement son œuvre de fiction. Où quand le virtuel (Facebook, fake news, deepfakes, fermes à trolls, etc...) peut transformer des individus en fous dangereux avant qu'ils ne se fracassent sur le mur des réalités. Comme le disait le poète Pierre Reverdy, disparu le 17 juin 1960: "Il n'y a pas d'amour. Il n'y a que des preuves d'amour" (réciproques comme de bien entendu).
31 mai 2024
Poutinophiles et conflits d'intérêts: De la transparence SVP !
Désormais, on sait le Parlement européen gangréné par la corruption qu'elle vienne du Qatar, du Maroc ou même de Russie, selon les dernières informations révélant l'existence d'un réseau d'eurodéputés venant d'Allemagne, de France, de Pologne, de Belgique, des Pays-Bas et de Hongrie. Si, dès le début de l'invasion de l'Ukraine, l'Union européenne s'est résolue à chasser la propagande russe par la grande porte, notamment le média "Russia Today", la voici qui fait son grand retour par le soupirail de la cave en corrompant sans vergogne de nombreux élus censés défendre les intérêts européens. On savait les médias sociaux sous l'influence de fermes à trolls provenant de divers pays. On doit maintenant déplorer que des eurodéputés soient aux ordres de Moscou et veuillent affaiblir la construction européenne pour aucun autre motif idéologique que celui de l'appât du gain, Vladimir Poutine ayant compris depuis fort longtemps que le plus grand vice et la plus grande faiblesse des hommes sont leur cupidité, et que pour combattre un système qui garantit la liberté d'expression, il faut précisément avoir des suppôts qui dévoient cette liberté et s'en servent pour créer le chaos auquel seul son régime autoritaire pourra mettre fin, tel le syndrome bien connu du pompier-pyromane. Mais, si l'on veut lutter contre ces influences sournoises, une vraie liberté d'expression tel que celle qu'on est en droit d'exiger sur les chaînes d'informations en continu ne peut s'exercer que si un minimum de transparence est garantie. Or, en l'état lorsque des commentateurs osent nous faire l'apologie du régime poutinien ou sur un ton plus sobre et pacifique feignent de s'émouvoir des victimes de la guerre en réclamant des cessez-le-feu à tout bout de champ qui ne ferait que favoriser militairement l'agresseur russe, on ne peut que s'interroger sur leurs réelles motivations à vouloir absolument ce qu'ils prétendent publiquement. Cela rappelle étrangement les nombreuses polémiques scientifiques qui ont fait long feu sur la question de savoir si la cigarette était dangereuse ou pas pour la santé jusqu'à ce qu'on découvre que les experts qui tentaient de réfuter cette dangerosité étaient grassement payés par l'industrie du tabac.
Plus concrètement et récemment, on peut s'interroger sur la réelle bonne foi de l'avocat Arno Klarsfeld, de confession juive et fils des célèbres chasseurs de nazis Serge et Beate Klarsfeld, qui, lorsqu'il est invité sur une chaîne d'information en continu, ne cesse de défendre le régime de Poutine et d'accabler l'Ukraine de toute sorte de maux historiques et totalement anachroniques en prétendant que l'invasion russe est légitime. Comment ce fils de parents qui n'ont cessé de combattre le fascisme peut-il aujourd'hui salir son héritage en défendant les intérêts du Kremlin et du plus grand kleptocrate au monde, si ce n'est par lucre au vu de la profession qu'il exerce, a fortiori s'agissant d'un sioniste convaincu qui, opportunément, en vient à oublier que le pogrom du Hamas du 7 octobre 2023 a été soutenu par le régime iranien des mollahs qui est l'allié stratégique de Moscou ? Par pitié, taisez-vous Maître Arno Klarsfeld ! Vous êtes et resterez inaudible tant que vous n'aurez pas déclaré publiquement n'avoir aucun intérêts professionnels ou privés de près ou de loin avec des Russes. Car, il doit en être ainsi avec la liberté d'expression qui si elle est dévoyée par des intérêts occultes n'est que propagande dissimulée et n'a plus grande chose à voir avec un débat démocratique et le développement d'une vraie liberté d'opinion. De la sorte, si avant chaque prise de parole, les journalistes exigeaient de leurs invités qu'ils déclarent publiquement n'avoir aucun conflit d'intérêts avec la cause qu'ils prétendent défendre, il y aurait certainement moins de rhéteurs illusionnistes et de fausses langues de bois pour le bénéficie d'une plus grande sincérité et honnêteté intellectuelle. Et la démocratie ne s'en porterait que mieux.
17 mai 2024
Votations du 9 juin: Refusez le corporatisme médical à tout crin !
Oui au plafonnement à 10% des primes d'assurance-maladie !
Dans un article précédent (Assurance-maladie: l'emballement sans fin), je rappelais à quel point le système de santé suisse est non seulement dans une impasse, mais également dans une régression démocratique, politique et économique extrêmement grave depuis plusieurs années et qu'il est "champion du monde" pour faire supporter à sa population un coût de l'assurance maladie trois fois plus cher que la moyenne des pays européens qui n'a certes rien de honteuse et qu'on ne saurait comparer aux pays les plus miséreux de cette planète comme par exemple Haïti. Voilà une statistique qui n'est contestée par personne et dont personne ne parle parce qu'assurément elle est une infamie pour notre Helvétie. Les causes profondes de ce mal sont parfaitement connues et sont à imputer au fédéralisme qui empêche toute réforme nationale sérieuse et aux nombreux corporatismes (pharmas, médecins et cliniques) qui profitent à l'excès de cette paralysie politique, faisant jouer tous les leviers du lobbyisme auprès de politiciens incapables de dissocier leurs intérêts particuliers de l'intérêt commun du pays. Au vu des circonstances, on aurait pu espérer qu'une large majorité de droite du Parlement en vienne à libérer tous les citoyens, à la fois assurés et otages qu'ils sont, de l'obligation de souscrire une assurance maladie, notamment sur les soins ambulatoires, ce qui sans le moindre doute aurait fait baisser instantanément et drastiquement les primes d'assurance-maladie et, pour le coup, réfréner l'ardeur mercantile de certaines entreprises et prestataires de soins. Dommage ! La droite parlementaire s'est finalement accommodée de cet impôt déguisé qui, par ses grandes largesses législatives, ne fait que sustenter à tout-va le secteur privé au préjudice des citoyens-contribuables. Mais tout n'est pas perdu pour autant, puisque, a contrario de la droite, la gauche de ce pays prend sérieusement ses responsabilités en proposant tout de même un pis-aller qui garantirait que le coût de l'assurance-maladie pour chaque citoyen ne dépassera pas au maximum le dix pour cent de ses revenus, ce qui est déjà considérable au vu de ce que supporte aujourd'hui en moyenne les pays européens. Si la mesure est acceptée en votation, l'emballement sans fin cessera pour la part que chaque assuré payera. En outre, ce garde-fou aura au moins le mérite de faire disparaître le cache-misère des subsides cantonaux et leur effet hypocrite et antalgique qui ne sert politiquement qu'à atténuer et masquer auprès de la population la démesure des coûts d'un système totalement perverti et que plus personne ne contrôle. Voilà pour quelles raisons essentielles (mais il y en d'autres) il faut absolument dire oui au plafonnement des primes d'assurance-maladie le 9 juin prochain.
Non à l'interdiction de l'assistance au suicide dans les EMS !
En 2018, on croyait la cause définitivement entendue lorsque le Grand-Conseil genevois décida, à l'instar d'autres cantons romands, de permettre de pratiquer à la demande du patient l'assistance au suicide dans les établissements médico-sociaux (EMS). Aujourd'hui, la droite genevoise dont on peut aisément deviner les commanditaires, souhaite abroger ce droit fondamental qui non seulement porte atteinte à la liberté personnelle du patient, mais constitue immanquablement une inégalité de traitement (certainement anticonstitutionnelle) en comparaison d'un patient qui n'habite pas dans un EMS. En l'occurrence, on peut se demander de quoi les EMS ont-ils peur en permettant à un patient de solliciter une assistance au suicide, eux qui se veulent rassurants en déclarant que celle-ci n'est pas nécessaire, car les patients concernés retrouveraient le goût de vivre et, au pire, pourraient recevoir des soins palliatifs ? Mais justement, si ce qu'ils disent est absolument vrai dans tous les cas, pourquoi vouloir redouter une demande d'assistance au suicide justifiée d'un point de vue strictement personnel jusqu'à vouloir exiger de façon extrémiste l'abrogation pure et simple de ce droit ? Au fond et à bien y réfléchir, la protection de ce droit fondamental prime avant tout sur l'usage qu'on en fait, car il se pourrait que ce soit l'ultime façon pour un patient d'exprimer son mal de vivre et son réel désespoir face à l'institution. Et de cet échec thérapeutique là, les EMS n'en veulent pas par crainte de la stigmatisation lors de mauvais traitements par exemple, mais aussi de la remise en question pourtant si nécessaire lorsqu'elle est saine et constructive. C'est pourquoi il faut refuser l'abrogation de cette loi, car l'existence même de ce droit, qu'il soit utilisé ou pas, contribuera toujours et dans tous les cas de figure au bien-être des patients-résidents qui doivent pouvoir décider en tout temps de s'en aller...ou pas.
03 mai 2024
Saga Delon: Favoritisme et dernier domicile connu
Une nouvelle fois, la famille Delon s'est invitée dans les médias pour s'épancher, non plus sur la "dame de compagnie" de leur père (voir l'article Alain Delon: «Tu n'es pas mon fils et ne le seras jamais»), mais sur les dispositions pour cause de mort prises par le patriarche et où l'on apprend qu'Anouchka Delon, sa fille d'un second mariage, recevra le double de la part réservée à ses deux fils Anthony et Alain-Fabien. Et les trois enfants de se déchirer sur le lieu où doit résider leur père avant qu'il ne décède, Anouchka souhaitant ardemment le rapatrier à Genève pour soi-disant des raisons médicales et ses deux frères s'opposant à ce transfert en prétextant qu'ils ne font que respecter la volonté exprimée par leur père en lui permettant de continuer à vivre dans sa résidence française de Douchy, lieu déjà choisi pour son futur sépulcre. Mais, ce qui se murmure au-delà des postures et des bons sentiments exprimés par chacun est que le choix du dernier domicile connu de l'acteur n'est pas sans incidence financière pour une succession qui pourrait s'élever à trois cents millions d'euros. En effet, le for de la succession, soit le droit applicable au règlement de celle-ci est déterminé par le pays où le défunt était domicilié en dernier. Si le droit français s'applique, les héritiers devront s'acquitter d'un impôt d'environ quarante pour cent sur leur part. En revanche, si la succession s'ouvre à Genève, c'est macache walou, puisque les héritiers en ligne directe seront exemptés d'impôt. Dans pareille situation, on ne peut évidemment pas s'empêcher de penser que les attentions d'Anouchka Delon à l'égard de son père ne soient pas strictement médicales, la médecine française n'ayant rien à envier a priori à la médecine helvétique, et que ce petit transfert au pays des banques et du chocolat permettrait d'économiser au passage la bagatelle de cent vingt millions d'euros d'impôt. Pourtant, nul doute que si les enfants avaient reçu de leur père une éducation strictement respectueuse et égalitaire des uns envers les autres, ils n'auraient aujourd'hui aucune peine à s'entendre en catimini sur ce petit arrangement de domicile à caractère "médical". Mais voilà, quand l'éducation parentale érige en norme le favoritisme d'un enfant sur sa fratrie, il contient en lui le germe de l'injustice et fait naître tôt ou tard des ressentiments tenaces et des rancunes insupportables au point où toute entente entre héritiers, même sur des enjeux financiers aussi élevés, devient impossible. L'héritier favorisé commet fatalement le péché d'hubris. Quant à l'autre héritier, forcément dénigré, il se bat pour sa dignité, peu importe ce qui lui en coûtera. Et quand bien même il pourrait y avoir naturellement une préférence, tout l'art d'un parent exemplaire est précisément de ne point la montrer afin de ne pas en abuser au su et au vu de tous. À défaut et sans en avoir eu véritablement conscience, les choix éducatifs faits par Alain Delon pourraient bien aujourd'hui se retourner contre l'héritage familial qui risque de payer chèrement ce que l'acteur a su faire fructifier pendant toute une vie. Ironie pathétique d'un destin écrit par avance, mais qu'on se gardera bien de plaindre pour autant.
19 avril 2024
Dénis et délires pathologiques: les chemins scabreux qui mènent à la perdition.
Faute d'avoir pu trouver un cadavre correspondant à l'ADN de Xavier Dupont de Ligonnès, l'homme suspecté d'avoir massacré toute sa famille peut être considéré à ce jour comme toujours vivant, déjouant possiblement son arrestation pour échapper à la justice de son pays. Et, à défaut de l'arrêter et le juger, on risque de s'interroger encore longtemps sur les causes de cette tuerie inimaginable, même si l'on sait que les dénis de réalité sont souvent les signes avant-coureur d'une affection psychologique, voire psychiatrique, qui peut déboucher sur des drames effroyables. En revanche, ce qui paraît le plus inquiétant et semble relever d'une forme d'atavisme familial est le comportement de la sœur de l'auteur présumé des faits qui aujourd'hui réfute catégoriquement les preuves récoltées par la justice tout en affirmant le plus bizarrement du monde que la famille au complet serait toujours vivante et vivrait à l'étranger sous de faux noms. On peut comprendre que tout proche puisse ressentir à l'égard de cette tragédie une honte indicible. Mais, dans ce cas ne vaut-il pas mieux se réfugier dans le mutisme, changer de nom et d'adresse et tout faire pour oublier et que personne ne se souvienne ? Au lieu de ça, la sœur croit judicieux de rappeler cette tragédie à l'opinion publique de la façon la plus choquante et lamentable qui soit en assénant des contre-vérités envers les autorités chargées de l'enquête et en développant des théories complotiste et abracadabrantesques. Et la justice de ne point réagir à ces calomnies proférées par un proche avec le concours d'un éditeur et relayées par les médias comme s'il pouvait subsister plusieurs vérités et contre-vérités après les conclusions criminalistiques auxquelles sont parvenus les enquêteurs. Au-delà de la culture et de l'éducation familiale, le déni de réalité ne s'inoculerait-il pas comme un virus, un gène, une malédiction, au point de se répercuter sur d'autres branches générationnelles ? Et cette crainte n'est pas qu'individuelle. Elle peut s'étendre à tout un peuple qui ferait le choix d'élire des dirigeants... délirants qui, en retour, n'auraient pas d'autre alternative pour donner foi à leurs récits extravagants et se maintenir au pouvoir que d'instaurer un régime fasciste, voire totalitaire. Hélas, les exemples présents et historiques en la matière ne manquent pas. Ô Seigneur, accorde nous ta protection en l'esprit sain(t) sans lequel nous ne sommes plus rien !
Contributeur(s):
Caverivière Philippe,
Dupont de Ligonnès,
Salamé Léa
Lieu :
France
05 avril 2024
Frappe nucléaire: Sus à la frousse face à l'épouvantail russe !
Dans un précédent article (Dissuasion nucléaire + guerres hybrides: la stratégie triomphante des tyrans sur les démocraties), j'évoquais à quel point les régimes dictatoriaux dotés de l'arme nucléaire pouvaient menacer à hue et dia d'un emploi de leurs armes tactiques ou stratégiques contre leurs opposants non dotés aux seules fins de les effrayer et les paralyser pour les empêcher de s'opposer à leur politique de conquêtes bellicistes. Ainsi, on ne compte plus le nombre de fois où Vladimir Poutine a publiquement informé la Communauté internationale de ses diverses mises en alerte des forces nucléaires de son pays dans des moments particulièrement critiques où l'armée russe était à la peine. Il l'a fait une première fois le jour même où les chars russes sont entrés en Ukraine le 24 février 2022. Puis, il a réitéré plusieurs fois ses menaces afin de semer la discorde dans les opinions publiques occidentales selon les diverses aides que leurs politiciens s'apprêtaient à accorder en faveur de l'Ukraine. Mais, comme l'enfant qui s'amuse à crier au loup pour affoler les villageois, toutes les démocraties se sont bien rendues compte que les menaces de Poutine ne servaient pas à protéger les intérêts vitaux de la Russie, mais à lui rendre plus facile sa mission de conquête et semer au passage la zizanie au sein de l'UE, pour mieux l'affaiblir et la soumettre, alors qu'aucun Européen, y compris l'Ukraine, n'a jamais eu de velléités d'ingérence en Russie, ni ne souhaite la conquérir. Toutes ces menaces n'ont qu'un seul but: Servir les désirs mégalomaniaques du maître du Kremlin et satisfaire son hubris insatiable en terrorisant, voire en éliminant celles et ceux qui se mettent en travers de sa route et veulent se défendre de ses visées expansionnistes. Et force est de constater que le subterfuge poutinien n'a jusqu'à présent pas fonctionné et donc qu'il ne fonctionnera jamais pour sa plus grande déconvenue. Car, pour peu qu'on est compris un tant soit peu la psychologie poutinienne, notamment sa réaction lorsqu'il apprit que son meilleur mercenaire Evgueni Prigogine comptait marcher sur Moscou pour une explication quelque peu virile, et Poutine de s'enfuir immédiatement à l'approche du danger, l'on sait que si cet homme est capable de tuer beaucoup de monde par procuration, il semble avoir une peur bleue et viscérale de sa propre mort, démontrant que s'il est très dangereux politiquement, il est loin d'être fou, contrairement aux supputations que font certains commentateurs. Or, à ce jeu-là et mieux que quiconque, Poutine sait pertinemment que s'il décide en premier de faire usage de l'arme atomique contre l'Ukraine (Joe Biden le lui ayant rappelé sans ambiguïté en répétant: "Don't ! Don't ! Don't !"), et encore faudrait-il que sa chaîne de commandement lui fût loyal jusqu'au bout, c'est son arrêt de mort politique, voire physique, qu'il signe avant tout. Car, à l'instar de cette simple règle de jeu que tous les enfants des préaux d'école connaissent par cœur, "Un, deux, trois, Soleil" (notre seul astre nucléaire et bienfaiteur à la fois), le premier qui bougera aura perdu. Alors, Vladimir Vladimirovitch, t'es cap ou pas cap ? Car, faut-il le répéter encore et encore, aucune peur, ni effroi n'ont jamais permis d'éviter le danger. Celui d'une guerre exécrable mais nécessaire à laquelle les démocraties doivent se préparer et qui fit dire en 1938 à Winston Churchill au sujet de Daladier (ministre français des armées) et Chamberlain (1er ministre britannique) revenant de la conférence de Munich avec un air faussement apaisé : «Vous vouliez absolument la paix avec Adolf Hitler en sacrifiant votre honneur. Pour cette couardise, vous aurez à la fois le déshonneur et la guerre (jusqu'en 1945).» Et l'Histoire de lui avoir donné cent fois raison.
22 mars 2024
Anti-IVG et partisans de la peine de mort: Mêmes combats !
Si le titre vous paraît incongru, voire paradoxal, il est pourtant l'exact reflet à 85% des États américains qui, se déclarant contre l'avortement et donc pour une protection absolue de l'embryon humain, n'hésitent pas à envoyer ad patres leurs pécheurs, comme si pour cette engeance-ci la vie humaine n'avait à cet instant plus aucune importance. Comment doit-on comprendre des positions politiques aussi irréconciliables au sein d'un même État ? D'un côté l'embryon humain doit être protégé alors qu'il ne peut être considéré comme une personne au sens juridique et social. De l'autre, le propre de l'institution judiciaire est précisément de juger des personnes vivantes, mais dans le cas des condamnés à mort, cette vie humaine n'a soudainement plus aucune valeur. On doit en conclure que le motif des anti-IVG de protéger la vie humaine sous toute ses formes est forcément fallacieux au moins au niveau d'un État politique qui se prétend démocratique, même s'il est possible individuellement que chaque partisan des deux camps ne soit pas identique. Pourtant, si le motif de protection de la vie humaine s'avère étrangement spécieux, comment sur un plan plus psychologique doit on comprendre cet acharnement de l'autre à vouloir décider à la place de son prochain de ce qui relève de ses droits personnels et inaliénables ? Autrement dit, comment une justice des hommes que l'on sait par nature corruptible et vulnérable s'arroge t-elle le droit de prononcer une sentence définitive et irrémédiable qui aboutit au meurtre d'État alors que, par ailleurs, ce même État décide que la vie humaine est sacrée ? À bien y réfléchir, il se confirme effectivement que les partisans de ces deux causes sont majoritairement les mêmes et que leurs réelles motivations ne soient pas aussi nobles qu'ils le prétendent: Plus que la vie humaine, ce qui les intéresse avant tout est de s'ingérer à tout prix dans la vie des autres afin de se valoriser et donc d'exister par une stigmatisation moralisatrice et des jugements de valeur qu'ils ne peuvent s'empêcher d'asséner de manière compulsive pour qu'enfin on les écoute, on les regarde et on les admire comme des démiurges pathologiques qu'ils sont en mal d'amour-propre et de reconnaissance. À coup sûr que ce sont les mêmes qui se rallient aux thèses complotistes et xénophobes d'un certain Donald Trump, également opposant à l'IVG, et qu'ils rêvent d'élire à nouveau à la présidence des États-Unis. «Vanité des vanités. Tout n'est que vanité.» (Qo 1:2)
08 mars 2024
La Boétie ou comment dézinguer un régime comme celui de Poutine en cent jours et sans violence (ou presque) ?
Aussi loin qu'on pût se souvenir, la désobéissance civile a toujours existé. Au cours de l'Antiquité, Aristophane, cinq siècles avant notre ère, l'avait évoquée lorsque les femmes de la cité décidèrent de refuser d'accomplir leur devoir conjugal tant que leur homme ne mettrait pas fin à la guerre. Mais, c'est surtout au seizième siècle qu'un philosophe théorise pour la première foi le refus d'obéir à un tyran. Dans son discours "De la servitude volontaire", Étienne de la Boétie (1530-1563) affirme que le pouvoir d'un État repose entièrement sur la coopération de sa population. Et que si cette population considère ce pouvoir comme abusif et tyrannique, il lui suffit de ne plus obéir pour que, immanquablement, cet État tyrannique devienne impuissant et n'ait pas d'autre solution que de renoncer à gouverner et céder le pouvoir politique à d'autres représentants. Encore faut-il cependant qu'il existe une certaine majorité pour contester le pouvoir en place, mais surtout des premiers militants courageux auxquels les contestataire puissent s'identifier. C'est l'écueil principal qui fait souvent échec à la réalisation de cette belle théorie. Il n'empêche que certains leaders l'ont déjà expérimentée avec un certain succès, tels Ghandi pour obtenir l'indépendance de l'Inde face aux Anglais, Martin Luther King pour la défense des droits civiques des Afro-américains et Nelson Mandela pour obtenir l'abolition de l'apartheid en Afrique du Sud. Même lors des procès de Nuremberg qui condamnèrent en 1946 les exactions commises contre les juifs durant la Seconde Guerre mondiale, les juges ont fait valoir qu'il existait non seulement un droit personnel de désobéir à un ordre inique, mais que ce droit était aussi un devoir en présence de crimes de guerre ou contre l'humanité qui, lorsqu'il n'est pas accompli, doit entraîner une sanction appropriée. Hélas pour le peuple russe et les démocraties, il semble que Poutine ait compris depuis fort longtemps l'importance d'éliminer systématiquement tout leader politique d'opposition à son régime (le dernier en date étant l'avocat Alexeï Navalny), d'où la très grande difficulté des Russes contestataires d'entrer dans une forme de désobéissance civile qui soit réellement efficace pour le menacer sérieusement. Pourtant, Evgueni Prigogine avec sa tentative avortée de marcher sur Moscou en juin 2023, avait révélé une faille béante dans la carapace du régime poutinien : La désobéissance, non pas civile, mais militaire. Car, une simple mutinerie suffisamment déterminée (ce qui fit défaut à Prigogine et lui coûta la vie) pousserait indéniablement le dictateur vers la sortie. Mais, y a t-il encore d'héroïques "Libérateurs" dans cette armée russe pour sauver leur nation d'un désastre annoncé et réussir ce que le mercenaire et défunt Prigogine a lamentablement raté ?
23 février 2024
Chars Leopard 1: Une neutralité helvétique qui rime avec lâcheté.
Alors que la guerre en Ukraine risque d'atteindre un point de bascule critique en faveur de l'envahisseur russe, de quoi nos autorités helvétiques ont-elles peur lorsqu'elle interdisent une réexportation de nos chars Leopard 1 qui permettrait aux Ukrainiens, en mal d'armement et de munitions, de défendre leur pays ? Cette prétendue neutralité, qui dans les faits dissimule d'autres petits calculs mesquins et en particulier des intérêts occultes dans d'autres domaines de l'économie suisse, est exaspérante pour nos partenaires européens au sein desquels nous vivons. Et, à la leur place, on le serait pour moins que ça. Voilà un pays au centre de l'Europe qui ne veut pas intégrer l'Union européenne, mais qui ne peut se passer des nombreux avantages que procurent le Marché commun, qui tient à rester neutre, mais qui en cas de conflit majeur à sa frontière, n'aurait pas d'autre choix que de se ranger du côté de l'OTAN, et qui pour renouveler ses avions de combat achètent exclusivement américains et donc otaniens. Mis à part notre petite Helvétie, qui peut croire encore à cette illusion de neutralité ? Même Sergueï Lavrov a dû remettre à sa place notre chef de la diplomatie Ignazio Cassis qui pensait de manière ingénue pouvoir organiser une conférence sur la paix après que la Suisse n'eut d'autre choix que d'accepter le train de sanctions économiques contre la Russie et voulu par l'ensemble des démocraties occidentales. Face au péril que la dictature poutinienne fait planer sur l'Europe entière, comment la Suisse peut-elle encore se cacher derrière son petit doigt d'une prétendue neutralité qui se voudrait respectueuse du droit international (dixit Viola Amherd sur la RTS le 21 février 2024) ? En Ukraine, des hommes et des femmes se battent et meurent chaque jour depuis deux ans pour repousser précisément une violation manifeste du droit international et faire en sorte que la démocratie européenne puisse vivre et survivre face au fascisme le plus odieux et vicieux qui soit. Et pendant ce temps, que font nos autorités fédérales qui se veulent tant respectueuses du droit international ? Elles trouvent opportun de "couper les cheveux en quatre" en mandatant le Contrôle fédéral des finances pour s'opposer à une réexportation de ses chars. Risible et pathétique ! On a bien compris que la Suisse n'est pas l'Europe et que l'Europe n'a rien à imposer à la Suisse, sauf s'il s'agit évidemment de faire du business. Mais, cette neutralité là, non seulement est incompréhensible et dépourvue de toute morale, mais elle en devient indécente, irrespirable et, pout tout dire, insupportable. C'est cette même neutralité que nos autorités défendaient historiquement face au nazisme, à l'apartheid et aux pires dictatures qui appréciaient les charmes de notre pays, certainement pas pour la seule beauté de ses montagnes, mais avant tout pour sa discrétion et son secret bancaire. Faute de mieux, une centaine de chars Leopard 1 qui pourrait servir dès maintenant sur le front ukrainien, croupissent sagement depuis des mois sous des bâches en attendant de servir, ripolinés et conservés jalousement pour les caprices d'un enfant gâté qui, depuis le petit conflit du Sonderbund en 1847 (une centaine de victimes tuées au total), ne semble plus savoir ce qu'est la guerre, la vraie, celle qui fait des morts par dizaine de milliers, des veuves, des orphelins et des estropiés à vie. De cette neutralité là qui pue l'hypocrisie à plein nez, à part un lobby d'affairistes corrompus qui tiendrait nos autorités en otage, qui peut sérieusement y croire et la vouloir au pays de la démocratie directe ?
Contributeur(s):
Castello Lopez David,
Nebel Pierre
Lieu :
Berne, Suisse
16 février 2024
Peine capitale : L'apanage des dictatures
![]() |
Le spectacle macabre et infamant de la peine de mort: Ici, une exécution publique à laquelle assistent cinq mille personnes à Saint-Julien (F) en 1851. |
Bien que la peine de mort ait été abolie dans tous les pays européens, la Russie et la Biélorussie l'appliquent toujours d'un point de vue légal. En Amérique du Nord, seul les États-Unis l'appliquent encore dans la moitié de ses États. En Amérique du Sud et dans les Caraïbes, la peine de mort n'est plus appliquée, sauf dans des cas extrêmes. En Afrique, la situation demeure toujours plus contrastée : l'Égypte, les Comores, le Botswana, la Libye, l'Éthiopie, la Gambie, l'Ouganda, la RDC, le Zimbabwe, le Nigéria, la Somalie, Le Soudan prononcent toujours la peine capitale. En revanche, la Guinée équatoriale, la Zambie et la République centrafricaine font partie des derniers pays au monde à avoir aboli la peine de mort en 2022. Concernant le continent asiatique, le pays où la peine de mort est le plus appliqué reste la Chine où les exécutions massives sont fréquentes. Elle est également rendue en Afghanistan, au Bangladesh, en Birmanie, en Corée du Nord, en Inde, en Indonésie, au Bahreïn, aux Emirats arabes unis, en Jordanie, au Qatar, au Yémen, au Japon (en forte diminution), en Malaisie, à Oman, au Pakistan, à Singapour, au Taïwan, en Thaïlande, au Viêtnam, en Irak, en Arabie saoudite et en Iran. Pour l'Océanie, elle est abolie en Australie et dans la plus part des îles. Pour l’année 2022, Amnesty International a recensé 883 exécutions, un chiffre en hausse de plus de 50% par rapport à 2021. Quant aux personnes attendant leur exécution, ils sont 28'282 condamnés. Force est de constater que les pays opposés à l'abolition sont de plus en plus des dictatures et que son application demeure avant tout politique aux fins d'éliminer des opposants au régime que strictement punitive et dissuasive pour les crimes de droit commun.
Ci-dessous, le récit de l'affaire criminelle Buffet-Bontems qui, dès 1972 deviendra le procès de la peine de mort en France. En effet, d'après le dossier d'accusation, les jurés condamneront Bontems à la peine capitale alors que seul Buffet reconnaît avoir tué les deux otages, une infirmière et un gardien séquestrés, en vue de s'évader. La demande de grâce ayant été refusée par Georges Pompidou, Roger Bontems sera guillotiné à l'aube du 28 novembre 1972 dans l'enceinte de la prison de la Santé, car, comme le disait la loi: "Tout condamné à mort aura la tête tranchée". Quant à la Suisse, son dernier condamné à mort s'appelle Hans Vollenweider. Il est guillotiné par les autorités du canton d'Obwald le 18 octobre 1940, en dépit de l'imminence de l'abolition pour les civils qui se réalisera deux ans plus tard en 1942. On oublie aussi que la peine de mort fut abondamment pratiquée en Suisse jusqu'au dix-huitième siècle et pendant près de trois cents ans, notamment dans toute sorte de procès en sorcellerie aussi cruelle qu'arbitraire (voir l'article "Aux terribles temps des sorcières").
Contributeur(s):
Badinter Robert,
Brassens Georges,
Souchon Alain
Lieu :
Suisse
02 février 2024
Le syndrome Trump/Poutine ou la banalité du mensonge compulsif: Est-ce grave Docteur ?
D'un côté, Donald Trump promet à ces électeurs que le sang des migrants (mexicains) n'empoisonnera pas celui des citoyens américains, reprenant en cela les théories purificatrices d'Adolf Hitler dans "Mein Kampf" à propos de la préservation de la race aryenne, tout en affirmant - et c'est bien là le problème - ignorer le contenu de cette apologie littéraire du racisme. De l'autre, Vladimir Poutine mène depuis deux ans une guerre en Ukraine ayant entraîné la mort de plusieurs centaines de milliers d'individus, au prétexte que sa mission divine (dixit le Patriarche Kirill) est celle de dénazifier son petit frère slave dont le Président, Volodymyr Zelensky, comble de l'ironie, est de confession juive. Et ces deux-là, à les entendre par médias interposés, au lieu de s'opposer idéologiquement (selon le syllogisme si Trump est raciste, il est forcément un peu nazi, et donc Poutine devrait le combattre) ne rêvent que d'une seule chose: gouverner en symbiose, le premier en affaiblissant la démocratie américaine, le second, en dénazifiant l'Ukraine, puis forcément l'Europe, puisque les européens "contaminés par la propagande nazie" (les pauvres) ont décidé de soutenir l'Ukraine.
Pour les lecteurs qui n'ont pas encore décroché, à vouloir suivre le discours politique de ces deux phénomènes, il semble que leur attitude ne pose pas seulement un problème de cohérence politique, mais également un problème de nature médicale du point de vue de leur santé mentale. C'est du moins ce que répond notre intelligence artificielle quand vous posez à ChatGPT les questions suivantes:
Comment qualifier médicalement les personnes qui mentent de façon systématique ? «Les personnes qui mentent de façon systématique peuvent souffrir d’un trouble de la personnalité appelé trouble factice ou syndrome de Münchhausen. Ce trouble est caractérisé par une tendance à simuler ou à exagérer des symptômes physiques ou psychologiques pour attirer l’attention sur soi. Les personnes atteintes de ce trouble peuvent également mentir de manière compulsive pour obtenir de l’attention ou de la sympathie. Cependant, il est important de noter que le mensonge compulsif peut également être un symptôme d’autres troubles mentaux, tels que le trouble de la personnalité narcissique, le trouble de la personnalité borderline, le trouble de la personnalité antisociale, le trouble obsessionnel-compulsif, la schizophrénie, la dépression, l’anxiété et le trouble bipolaire.»
Comment définir du point de vue de la santé mentale des individus qui reçoivent et propagent à leur tour des fakes news ? «Il est également important de noter que la diffusion de fausses informations peut avoir des conséquences néfastes sur la santé mentale des individus. Les fausses informations peuvent causer de l’anxiété, de la confusion, de la peur, de la colère, de la frustration, de la tristesse, et même de la dépression chez les personnes qui y sont exposées. Les fausses informations peuvent également affecter la confiance des gens envers les sources d’information fiables, ce qui peut entraîner une perte de confiance dans les institutions et les autorités.»
Inscription à :
Articles (Atom)