25 janvier 2025

Kersauson : «Je n'ai aucune confiance dans la nature humaine.»

 

Surnommé "L'Amiral" ou encore "Le vicomte", Olivier de Kersauson a fait des océans un terrain de jeu tout le long de son existence. Il fut le second d'Éric Tabarly. Puis, il décrocha plusieurs records dans des courses au large dont notamment le Trophée Jules-Verne en 1997 et 2004. Connu pour son franc-parler décapant, le marin se livre à Guyonne de Montjou. Morceaux choisis: "La Géorgie du Sud (les usines baleinières), ça sent vraiment le crime. C'est impressionnant. Quand j'avais vingt ans, j'étais allé voir les camps de la mort. Et, je me disais c'est pas possible ce qu'ils sont capables de faire. Cela m'a beaucoup aidé à ne jamais leur faire confiance. Je n'ai aucune confiance dans la nature humaine. Je ne pense pas que ce sont des salauds, mais c'est vite des cons et des faibles. Et, donc, il ne faut pas y rester, car le groupe (social) est vite dangereux. L'esprit de meute chez des gens sans âme est quelque chose de très dangereux. Aujourd'hui, notre monde est malheureux parce que les gens exercent des activités qui ne les construisent pas ou ne les satisfont pas. Quand j'étais petit, on parlait de la satisfaction du travail accompli. Si on compile des contrats d'assurance sur un ordinateur, il n'y a pas de quoi rentrer en sifflotant à la maison. En revanche, si on a fait une belle charpente, qu'on a fait une belle opération (chirurgicale) ou autre chose d'intelligent, on rentre heureux. C'est ce manque de joie d'avoir bien agi qui empêche le bonheur d'éclore (...) Et le commencement d'un vrai bonheur est indissociable de la liberté individuelle." (...) Et Dieu dans tout ça : "Certains cherchent, certains trouvent. Mais, l'idée de la religion m'a toujours plu intellectuellement. C'est comme quelqu'un que l'on peut remercier et cela permet à l'Homme de s'améliorer, et au corps social de vivre d'une meilleure façon." Enfin, on en saura pas plus sur ce lapsus que le navigateur révèle au détour d'une conversation sur sa propre mère devenue centenaire et qu'il associe à son niveau de méchanceté. Peut-être, laisse t-il entrevoir inconsciemment les raisons qui font que le jeune Olivier, plutôt que de vivre auprès des siens, a toujours préféré fuir, même s'il s'en défend, pour se confronter à toutes ces autres "mères" franches et hauturières qui, après s'être retirées, ont fait émerger les continents pour permettre aux hommes et à Dieu de s'accomplir ?

10 janvier 2025

Trump-Musk: Gare au cyber-fascisme !

 

Deux mille milliards de dollars: C'est ce que promet d'économiser le milliardaire Elon Musk à travers son nouveau Département de l'efficacité gouvernementale que lui a confié Donald Trump depuis son élection pour le remercier de son soutien moral et surtout financier. Et pour ce faire, Musk compte embaucher des employés ayant un QI super développé (à partir de 130 et plus) qui sont prêts à travailler au moins quatre-vingt heures par semaine. C'est tout le "génie" de ces orateurs mégalos qui vous promettent de raser gratis demain mais qui ont d'abord besoin de recettes fiscales pour organiser des audits dispendieuses et interminables qui leur diront où ils peuvent couper à la hache dans cette Administration prétendument pléthorique. L'exercice n'est pas nouveau puisqu'en 1981 au moment de l'élection d'un certain Ronald Reagan, ce dernier n'avait pas manqué de déclarer déjà que "l'État n'est pas la solution à notre problème, mais que le problème c'est l'État lui-même." Pour le philosophe Michel Feher, si Ronald annonçait à l'époque la fin de l'État-providence tel que l'avait initié Roosevelt dès 1933 avec son New Deal, Donald va beaucoup plus loin en promettant une épuration ethnique et culturelle inédite et jamais vue depuis l'Allemagne des années trente. Car, les parasites dénoncés par Trump qu'il convient d'éliminer sont d'abord les migrants sans distinction, puis les fonctionnaires, les syndicats et enfin les chômeurs ou toute autre personne assistée. Pour Michel Feher, il faut s'attendre à une déportation de masse des migrants, car ceux-ci se verront parqués dans des camps pour être ensuite expulsés. Et quiconque en tant que citoyen voudra s'opposer à cette épuration sera considéré comme un ennemi de l'intérieur que Trump a promis de combattre en exigeant notamment des nouveaux fonctionnaires qu'il nommera une loyauté sans faille, après avoir prêté serment non pas sur la Constitution américaine, mais sur sa Présidence, comme l'avait fait un certain Adolf Hitler lors du IIIème Reich.