21 février 2025

Ukraine: Trump s'est-il vendu à Poutine ?

 

Ça y est. C'est fait ! Trump et Poutine se sont parlés pour mettre fin le plus tôt possible à la guerre en Ukraine. Bien que Trump n'eut jamais caché vouloir résoudre la guerre en Ukraine en 24 heures, Ukrainiens et Européens ont voulu y voir malgré son élection le 4 novembre 2024 un signe positif arguant que Trump saurait (contrairement à Biden) se faire respecter par les Russes selon le slogan "la paix par la force" qu'il aurait emprunté à Ronald Reagan dans le contexte politique des années quatre-vingt qui n'a, à vrai dire, pas grand chose à voir avec le monde d'aujourd'hui. Partant, la vieille Europe s'attendait en toute logique à ce que le prétendument roi du deal et du bluff fasse merveilles en jouant à fond la carte de la puissance militaire et économique des USA pour obtenir une paix juste et durable et imposer à Poutine un armistice comprenant un désengagement militaire des territoires occupés, de fortes garanties de sécurité pour dissuader la Russie de toute récidive et des réparations pour dommages de guerre. Encore aurait-il fallu pour ce faire que Trump qui prétend répugner les guerres et donc la force militaire, a contrario de Poutine qui, rappelons-le, fait toujours l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre, pût se présenter en habile négociateur en respectant avant tout les parties concernées par le conflit que sont l'Ukraine et l'UE qui a soutenu financièrement l'Ukraine autant que les USA ? Encore aurait-il aussi fallu que Trump sût entretenir un certain mystère qui sied à toute négociation de cette importance pour montrer, contrairement à Biden (Est-ce une obsession de vieillard radotant ?), que lui seul saura imposer la "pax americana" et en être digne, comme le fut Obama (le diagnostic d'obsession narcissique se confirme), de recevoir le prix Nobel de la paix aux yeux du monde entier ? Eh bien non. Trump fait exactement ce qu'il a promis, même si ses électeurs ne se sont jamais posés la question de savoir comment il s'y prendrait pour obtenir un règlement du conflit en "24 heures" alors que ce dernier dure depuis trois ans. Les diplomates et commentateurs des milieux concernés n'ont pas voulu y croire, sachant d'expérience qu'en politique les promesses des candidats n'engagent que ceux qui les écoutent (dixit feu Charles Pasqua). Et qu'une fois l'élection remportée, l'ex-candidat aura tôt fait de se cogner aux dures réalités pour oublier presque toutes ces promesses. Mais, Trump n'est pas de cette trempe et a eu, de surcroît, huit ans pour digérer son premier mandat et ses écueils d'apprenti président. C'est dire que cette fois il fera exactement ce qu'il a promis, quoi qu'il puisse en coûter à autrui, c'est-à-dire à tous ceux qui ne sont pas américains, mais également à ceux qu'il considère comme ses ennemis de l'intérieur qui puissent nuire à son pouvoir, à commencer par les démocrates.

07 février 2025

TPMP : Touche pas à mes potins ?

Réactions de TPMP au magazine "Complément d'enquête" qui lui a été consacré en 2024

On a appris cet été que la chaîne C8 se verrait privée dès mars 2025 de ses droits de diffusion télévisée en raison du comportement problématique de son principal animateur Cyril Hanouna qui, en autres, s'est vu sanctionner par l'ARCOM (Autorité française de régulation de la communication audio-visuelle et numérique) à plusieurs reprises pour des amendes totalisant huit millions d'euros. Fichtre ! Si de telles amendes ont été payées par C8, il faut en conclure que l'animateur-bateleur a suffisamment de tours dans son sac pour rentabiliser malgré tout ses émissions et persévérer comme il l'a fait selon l'adage bien connu "Errare humanum est, perseverare diabolicum". D'ailleurs, tout ce battage médiatique sur cette prochaine "censure" n'a certainement pas manqué de faire monter son audience pour que tout un chacun puisse se faire une opinion du phénomène Hanouna et de son émission fétiche "TPMP" (Touche pas à mon poste !). Pour être tombé dans le panneau après avoir succombé au zapping, je dois concéder que les échanges entre chroniqueurs ne sont pas dénués d'intérêt avant que ne s'installe hélas une certaine cacophonie coutumière de l'émission. Et, s'il est vrai qu'il subsiste une certaine dose d'humour pour faire diversion, elle cache difficilement la gêne, voire le malaise, que l'animateur en chef crée sur le plateau par ses sarcasmes et ricanements à répétition lorsqu'il lui arrive par exemple de censurer sèchement ses chroniqueurs qui se risquent à exprimer un point de vue différent du sien. Mais, cette gouaille permanente qui le caractérise tant finit immanquablement par le desservir au point où le téléspectateur ne sait plus (Hanouna le sait-il  seulement ?) quel rôle joue t-il exactement dans ses émissions: présentateur, journaliste, humoriste, chroniqueur, censeur, sondeur, recruteur, producteur, populiste, propagandiste ou tout à la fois et Dieu sait qui encore ?