Faute d'avoir pu trouver un cadavre correspondant à l'ADN de Xavier Dupont de Ligonnès, l'homme suspecté d'avoir massacré toute sa famille peut être considéré à ce jour comme toujours vivant, déjouant possiblement son arrestation pour échapper à la justice de son pays. Et, à défaut de l'arrêter et le juger, on risque de s'interroger encore longtemps sur les causes de cette tuerie inimaginable, même si l'on sait que les dénis de réalité sont souvent les signes avant-coureur d'une affection psychologique, voire psychiatrique, qui peut déboucher sur des drames effroyables. En revanche, ce qui paraît le plus inquiétant et semble relever d'une forme d'atavisme familial est le comportement de la sœur de l'auteur présumé des faits qui aujourd'hui réfute catégoriquement les preuves récoltées par la justice tout en affirmant le plus bizarrement du monde que la famille au complet serait toujours vivante et vivrait à l'étranger sous de faux noms. On peut comprendre que tout proche puisse ressentir à l'égard de cette tragédie une honte indicible. Mais, dans ce cas ne vaut-il pas mieux se réfugier dans le mutisme, changer de nom et d'adresse et tout faire pour oublier et que personne ne se souvienne ? Au lieu de ça, la sœur croit judicieux de rappeler cette tragédie à l'opinion publique de la façon la plus choquante et lamentable qui soit en assénant des contre-vérités envers les autorités chargées de l'enquête et en développant des théories complotiste et abracadabrantesques. Et la justice de ne point réagir à ces calomnies proférées par un proche avec le concours d'un éditeur et relayées par les médias comme s'il pouvait subsister plusieurs vérités et contre-vérités après les conclusions criminalistiques auxquelles sont parvenus les enquêteurs. Au-delà de la culture et de l'éducation familiale, le déni de réalité ne s'inoculerait-il pas comme un virus, un gène, une malédiction, au point de se répercuter sur d'autres branches générationnelles ? Et cette crainte n'est pas qu'individuelle. Elle peut s'étendre à tout un peuple qui ferait le choix d'élire des dirigeants... délirants qui, en retour, n'auraient pas d'autre alternative pour donner foi à leurs récits extravagants et se maintenir au pouvoir que d'instaurer un régime fasciste, voire totalitaire. Hélas, les exemples présents et historiques en la matière ne manquent pas. Ô Seigneur, accorde nous ta protection en l'esprit sain(t) sans lequel nous ne sommes plus rien !
« La plus belle des ruses du Diable est de vous persuader qu'il n'existe pas. » Charles Baudelaire
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19 avril 2024
Dénis et délires pathologiques: les chemins scabreux qui mènent à la perdition.
Contributeur(s):
Caverivière Philippe,
Dupont de Ligonnès,
Salamé Léa
Lieu :
France
23 juin 2023
Déinquance migratoire et amalgames foireux
Dans l'émission "Quelle époque", sa présentatrice Léa Salamé revient sur l'agression au couteau commis par un migrant syrien sur plusieurs bambins en promenade au bord du lac d'Annecy. Passé l'indignation générale qu'un drame aussi abominable a pu susciter dans le monde, certains s'interrogent sur la récupération que les politiciens pensent devoir tirer de cet émoi gigantesque de l'opinion publique: chaos migratoire, délinquance étrangère, pandémonium, "francocides", etc... (Éric Ciotti pensait même pouvoir stigmatiser les musulmans en raison de la nationalité de l'auteur jusqu'au moment où il apprit que celui-ci est de confession chrétienne.) Et voilà qu'à nouveau l'anathème est jeté sur des dizaines millions de migrants parfaitement intégrés dans nos sociétés européennes. Pourtant, il suffirait de garder raison pour se rendre compte que dans un fait divers de cette gravité, la cause de l'acte commis, pour autant qu'on puisse la déterminer, n'a pas grand chose à voir avec l'origine de l'auteur ou son statut administratif. En effet, celui-ci a obtenu un droit de résidence en Suède. Puis, pour des raisons pour le moins étranges, il s'était rendu dans d'autres pays européens pour obtenir un droit d'asile (?), ce qui n'a rien de banal. Enfin, si l'on cherche le mobile de son acte, on s'aperçoit qu'il ne correspond pas aux motifs habituels de la délinquance migratoire qui le plus souvent sont ceux de l'appât du gain, tel le trafic de stupéfiants, les vols ou cambriolages. Sous réserve du terrorisme, ici, on semble être en face d'un crime sans mobile qui jamais ne trouvera d'explication dans le phénomène de la migration. Et ce crime incompréhensible, c'est assurément celui de la folie que personne n'envisage, car personne ne la comprend, ni ne l'accepte, à part peut-être les psychiatres. Et si ce n'est la maladie mentale, alors ça ne peut être qu'un crime d'extrême perversité, ce qui rend ce comportement d'autant plus monstrueux. Ces actes effroyables et isolés échappent tellement à l'entendement humain qu'on préfère les oublier. Pourtant, l'histoire moderne de la psychiatrie et de la criminologie en recensent de nombreux en un siècle: Du vagabond Joseph Le Vacher qui tua à la fin du XIXème siècle au minimum une vingtaine de jeunes bergers au norvégien extrémiste Anders Breivik qui en juillet 2011 assassinat pas moins de 77 personnes, dont de nombreux adolescents et jeunes adultes sur l'île d'Utoya, en passant par les répétitives tueries de masse dans les écoles américaines dont le seul dénominateur commun, à part les troubles mentaux de leurs auteurs, est l'accès facilité aux armes à feu. Et certainement pas les migrants dont le seul tort est de vouloir exercer ce droit naturel propre à chaque être humain de rechercher son bonheur, dussent-ils pour ce faire traverser des frontières terrestres et maritimes et s'en remettre, parfois et par désespoir, à des passeurs cupides et sans scrupule.
Enfin, cette tragédie a révélé l'héroïsme d'un jeune catholique de 24 ans qui avec son sac à dos a empêché l'agresseur de s'en prendre à d'autres victimes pendant que de nombreux témoins, assistant à la scène, demeurèrent tétanisés. Henri, c'est son prénom, avait entamé depuis deux mois un tour de France à pieds des cathédrales (cela ne s'invente pas), ce qui le fit passer par Annecy. Il explique: "J'ai agi par instinct. Je voulais à tout prix arrêter l'attaquant." Une coïncidence salutaire qui, comme le formulait Albert Einstein, révéla ce jour-là une présence divine impromptue se promenant incognito.
Contributeur(s):
Bachelot Roseline,
Caron Aymeric,
Salamé Léa
Lieu :
France
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